‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 317 sur 396 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

Viens Sommeil, doux Sommeil, ô lien de la paix. Oreiller de l’esprit, baume de la tristesse,

Liberté du captif, juge des nombreux plaids Entre Grands et Petits ; du pauvre la richesse ; Abrite-moi, Sommeil, sous tes voiles épais,

Contre le désespoir et sa flèche traîtresse ;

Rends à mon cœur troublé la paix et sa simplesse,

Je promets to payer bon tribut désormais.

Prends de moi bien doux lit, de moi prends une chambre Aveugle et sourde, et ce, de janvier à décembre, Guirlando de pavots ... et si ces choses là Etant tiennes de droit, ne gagnent ton suflragb,

Pour l’obtenir regarde en moi la douce image Plus belle que partout, de mon ange Stella I

376 i CS DAME AIMANT LES FUECKS.

SIMMOXS (B.)»

A use Dame aimast les Flecbs.

Aime toujours les (leurs ô trente Dame !

Leur amitié ne fait faux bonu jamais,

Sur elles si tu mets ton âme.

Tu n’eD n'auras pas de regrets :

Comme l’homme la fleur ne sait pas être ingrate.

Elle accepte les soins ainsi que des faveurs.

Et dans son âme délicate,

Au centuple elle rend tous ces soins protecteurs.

Ton doux sourire est payé par la Rose,

Pour toi le Lis, en son sein virginal,

Cache un brillant qui grandiose De ton pleur n’est pourtant l'égal :

Li s regards de tes yeux sont scintillants de joie.

Ils ne sont point perdus, ni prodigués en vain.

De la Violette en la soie Tu les apperçois tous, et les as cous ta main.

Sur cet Œillet s’est penché ton visage Quand cet oeillet n'était qu'un tout petit.

Il est éclos — c’est ton image . . .

Oui, c'est ton incarnat subit !

Ton soupir !... en vois trace en cette Balsamine,

Et cette Perce-neige elle a touché ton front,

Tu ne mourras pas, ma divine,

Tes charmes à toujours les fleurs nous les diront !

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