Mot à mot: Jean- Saucisse. (TR
88 LK roffonoBT de Là xorjllb.
qu'à donner nn $ifttèwu de falulûme Moral, qui dëvelof^, tonrt^ enfin an comique (I).
Déjà, dans Téthique de Kant, on surprend certaines tne^ d'un pédantisme de moraliste ; mais chez Ficbte, tons les rièeales dn pédant de morale s'étalent : riche matière ponr le satiriste ! Comme exemple lisez les pp. 407-409, où est résolu ce (^ de conscience eélèhre, de deux hommes, dont il faut que l'ono; l'antre soit sacrifié. Et de même ponr tons les défauts de Kant nous les voyons là portés au superlatif : ainsi, p. 199 : « A ^'^ par sympathie, par compassion, par eharitéy il n'y a absoliune]i: aucune moralité : ces actes, en tant que tels, vont contre b
1. Pour prooTcr ce qae j*aTanoe, je veox citer ici seulement qoei* qaes passages. P. 196 : « Le motif moral est absolu, il commande poreraent pt simplement, tans iotenrention d'aacone fin différente it loi même. » — P. ?3? : « Selon la loi morale, l'élre empirique, qj: TÎl dans le temps, a pour devoir de devenir ane expression exacte di moi primitif. » — P. 308 : « L*homme. tout entier, n*est qne le Té< hicnle de la loi morale. » — P. 342 : « Je ne sois qa*on instrament, on »iœple ootil, poor la loi morale ; nécessairement donc, je ne suis pas one fin. » — P. 343 : « Toot individo est nne fin, en ce qu'il est on moyen propre à réaliser la Raison : c'est là le but dernier de soti existence : c'est pour cela seulement qu'il est, et si ce bot ne doit pas être atteint, alors il n'a aocun besoin absolument d'exister. < •» P. 347 : « Je sois on instrament de la loi morale dans le monde des sens ! > — P. SGO : < C'est la Raison qui commande qoc nous nourrissions noire corps, qoe noos le maintenions en santé : bien entendu, en un sens seulement, et pour nn seul but : à savoir, en vue d'en faire un instrument puissant pour la réalisation de la Raison. prise comme fin. > (Cf. p. 37t.) — P. 376 : < Toot corps d*homme est un instrument pour la réalisation de cette fin,Ja Raison : c'est ponr quoi je dois prendre pour but un état où chacun de ces instrumenis aurait sa plus grande utilité : c'est pour cela que je dois prendre soin de tous. > Voilà sa façon de déduire la chanté. — P. 377 : < Si je peux, si je dois m'occuper de moi-même, c'est en ma qualité d'instrument de la loi morale, et dans cette mesure seulement. > - P. 388 : < Quand un homme est persécuté, c*csl un devoir absolu de le défendre, fût-ce au péril de notre propre vie : dès qu'une vie d'homme est en danger, nul n'a plus le droit de songer à sa propre sûreté. » — P. 420 : < Dans le domaine de la loi morale, je ne puis regarder les hommes mes compagnons que sous un aspect : comoH des instruments de la Raison. 9