‹ Le fondement du phénomène juridiqueChapitre 26 sur 74 · Kant, Esthétique tra.nscenda.nta.le · texte numérisé non relu

Kant, Esthétique tra.nscenda.nta.le

2. Contra Kant, qui en fait des données intuitives, chez qui, en tout cas, cette idée n'est pas arrivée à un état définitif et clair de développement.

djuvara 6

en réalité qu'une seule. L'idée de multiplicité ne peut en effet être qu'une application de l'idée d'espace et de temps (1). Or, sans distinction, sans multiplicité, l'idée de relation n'est plus rien de compréhensible. Cette dernière ne peut exister que par rapport à deux termes distincts. Il est donc exact d'affirmer que le concept de relation résulte en notre esprit du fait même que nous morcelons le monde extérieur en une multiplicité d'individualités distinctes par les formes de l'espace et du temps. On peut donc dire que l'idée de relation est nécessaire et a priori comme l'est la forme logique de nos connaissances sensibles.

Toutes les relations que l'on puisse concevoir se réduisent ensemble, dans ce qu'elles ont de nécessaire, à la relation causale (±). Tous les phénomènes sont donc régis a priori par la loi de causalité, ou, pour mieux dire, la loi de la raison suffisante (3). Nous devons donc trouver toujours des antécédents équivalents à un phénomène donné (qu'on nomme etlet) ; les mêmes causes doivent toujours dans les mêmes circonstances produire les mêmes effets ; il

1. Cf. Schopenhauer, OEuvres et De lu quadruple racine du principe de la raison suffisante.

2. Cf. Schopenhauer, De la quadruple racine du principe de la rai* son suffisante.

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