SCÈNE XVII
Les Marnes, TOUS LES DEIENUS, LEBLOND*.
CHOEUR
h'iT de Wallace.
(^ue la prison r*i^onne Des chants de bonne aloi '
Le ministre pardonne Aux comédiens du roi.
LEELOXD, préseniant une lettre au Margrave. Monseigneur, delapart dij':u^yi*stre. BICERi^OT , d part. Dieu! Lt'\n.'ro il va me reconnaître... ""^H
LE MW^GY^W^t prenant et dccacheiaîtt.De la part du ministre... tonne... tonn*' *,. Ah ! c'était la grasse que je sollicilaiit;'^^/jn^5 ^ivolr lu.) Mes amis vous êtes libres.
TOUS LES COMÉDIENS. Bravo!
LE MARGRAVE. Quand je fous rinds la liberté, Clairon^ me rentrez-vous pas le bonheur?..
CLAIRON. Ne fciut-il pas toujoiirp finir par vous pardonner. •^O'^'
LE MARGRAVE, d Clairon. Fous aîle7>voir, si ché suis digne de fous. (//«/:«<.) Messieurs je paye les dettes de tous ceux qvA se sont ruinés pour les actrices de la pomédie Française. ' ^
LES DÉTENUS. Vive le Margrarét-xb MOLE- Il faut que vous soyez diablement riche, monseigneur.
LE M.vRGRAVE. Quand, à fous Clairon, ché fous emmène tant mes étatSjSi fous foulez me suivre , et ché fous préser.terai à la tour d'Anspach comme la chose la plus précieuse que j'aie putroufer à Paris. Ji^' mo>sç;igneuF,i^
XniiATJlAL.
FoWE^que, Jkmoijkle coi^Wne\r\.
terdijux àbssan^^e von^'.. ^| ^^ *
LE MARÔfcAVE. ^W-t>î«W«e jtvoUS...
marquis de Folbelle je payeaussilos dettes. Pendant celte scène Leblond :'i cbercLé à voir le
visage de liiberlot qui l'a continuellement évité
en lui tournant le dos.
LEBLOND, le reconnaissant. Ke marquis de Folbelle... mais ca n'est pas lui?,, c'est Biberlot.
îiberlof, Clairon, le Margrave, Euïne.«nil,, Mole Leblond.
<LE MARGRAVE. Le marquis Biberlot.
BIBERLOT. Eh bien! qu'est-ce que ra fait.
LEBLOND. C'est un garçon parfumeur...
ci devant perruquier co'ffeur.
BIBERLOT. [Très fortement. ) Eh bien î oui... et qui s'est fait mctf**e en prison par amour pour la fille du conciergfc.- rappelons-nous le mot... je suis dedans îl je suis dedans ! ♦ .
LEBLOND, se moquant de lui. Et pendant ce temps-là, la fille du concierge s'est mariée avec un autre.
BIBERLOT, avec explosion. Mariée!.. (// reste stupéfait. ) Amaranthe! [A tout le monde. ) Amaranthe est mariée, c'est une voiture qui me passe sur l'estomac.. Et moi , cie: de Dieu ! que deviendrai-je ?
LE MARGRAVE. Eh bien! marquis Biberlot, voulez-vous nous suivre à Anspacli!
BIBERLOT. A Anspach!.. Eh bien! eava, comme ca, je ne regretterai plus rien.
LE MARGRAVE. Nousie ferons parfum de la cour.
m^EM^OT , saluant. Et coiffeur de monseigneur,
CHOEUR
Air: Pournous quel beau jour.
Partons sans retard.
Songeons vite à noire sortie
C'est une amnistie
Dont chacun de nous prend sa part*.
BIBERLOT, prenant MoU par la main.
M. Mole !.. vous allez reparaître devant^'f public... faites moi le plaisir de lui dire ceci de ma part... ^
Air : Fous avez connuWVbonet.
J' connais beaucoup un jeune parfumeur, A qui l'amour fit fair' bien dos sottises J' connais aussi plus d'un gai spectateur Qui sans trop se f'ûcher riait de ses bêtises... --m. Pour la Bavière il va fuir son pays; «^ ^ »
Mais s'éloigner lui s'ra bien difficile , Et c' garçon-là ne quitterait pas Paris, Si le public .e r'tenait au Vaud'ville Pour le public , il rest'rait au VaudVille.
Reprise du chœur.
Partons sans retard.
•Pendant le chœur final, Molt jette une mantille sur les épaules de la Dumesnil ; le Margrave en fait autant à Clairon ; bî geôlier va ouvrir la porte, et \cs prisonniers s'écartent pour laisser pa&scr les comédiens.