ACTE TROISIÈME
C'est | (A Belfort, chez Jean-Paul. — Une salle au rez-de-chaussée, à Tous Î droite. Vers le fond, l'entrée de la forge dont on voit une : | NE a un jo partie de l'intérieur. À gauche, au troisième plan, un petit M à escalier qui monte aux divers logements de la maison ; du M salent même côté, uu premier plan, une porte ; plus loin, la rue.) 4 Jours | sait à 4 d'Hen SCENE PREMIERE È L’ou TEANNOT, 4 OUVRIER | L ) T, 4 OUVRIERS.
à ci à Dame 7 , Er enfant (Au lever du rideau, les ouvriers sont en activité que de dans la forge, on entend le bruit des soufflets et celui E des marteaux.) È D L'ou JEANNOT (entrant par le fond).— Kh bien ! qu’'est- M pour c ce qu'ils font donc là, les forgerors.. un jour M au pet comme aujourd'hui ?.. Ah! çà, ils ont donc oublié il aura la consigne !.. (Haut, aux ouvriers.) Voulez-vous Tou bien vous arrêter, et venir ici tout de suite. (Les ment. ouvriers paraissent.) D Jra UN ouvrier.— Est-ce qu'il y a des malades, # je vor qu’on ne peut pas cogner ? N fera ls JEANNOT.— Vous ne vous rappelez done pas ce M et der que je vous ai dit, hier au soir ?... (Comme par M m'occ souvenir.) Au fait, je crois que je ne vous ai rien | L'o: dit... Voyez-vous, mes amis, il s'agit du petit JEA
Henri, le fils à maître Jean-Paul.
L'ouvRIER.— L'héritier au bourgeois ?
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JEANNOT.— Mais oui, Henri a aujourd’hui six ans accomplis. Ce matin à quatre heures trentetrois minutes, il est entré dans sa septième année... C’est justement de ça que je voulais vous parler. Tous les ans, à Strasbourg, cet anniversaire-là était un jour de fête pour ia forge... les compagnons faisaient des cadeaux au petit... moi, j’inventais tou-
4 jours une jolie surprise... et le reste du jour se pas-
sait à boire le vin de maître Jean-Paul, à la santé d'Henri. :
L'OUVRIER.— C'était une fameuse habitude !
JEANNOT.— Et quelle joie pour tout le monde... Dame ! là-bas, nos ouvriers avaient vu naître cet enfant, taudis qu'ici, à Belfort, où nous ne sommes que depuis quinze jours, on ne peut pas exiger le même enthousiasme.
L'OUVRIER.— C’est égal... ce temps nous a suffi pour connaître et estimer maître Jean-Paul... Quant au petit Henri, il ne faut que le voir pour l’aimer.…. il aura aussi son bouquet d’anniversuire…
Tous LES OUVRIERS.— Certainement... certainement.
JEANNOT.— Eh bien ! voilà, mes enfants, ce que je voulais vous faire dire... C’est convenu... on fera la fête... le rendez-vous est pour sept heures et demie... Allez chercher vos cadeaux, moi je vais m'occuper de ma surprise.
L'OUVRIER.— Tu l’us donc trouvée ?
JEANNOT.— Pas encore tout à fait. j'ignore même absolument ce que je ferai... mais soyez tranquilles.. ça sera très bien... (Les ouvriers sortent.)
ons AD vire SCÈNE II JEANNOT seul.
JEANNOT.—- Ah ! on va donc se divertir un peu à la maison! maître Jean-Paul pourra reprendre sa tristesse demain... mais, aujourd’hui, faut qu’il se déride... Ça me regarde... j'ai pour ça des inventions charmantes... (C'est-à-dire, j’en avais. mais c’est comme un fait exprès... depuis hier que j'y pense, je ne sais quoi imaginer... C’est étonnant! moi qui pétillais d'esprit, les autres années... Voyons donc, voyons donc, Qu'est-ce que je pourrais donc inventer de très joli ?... (Il réfléchit.)