SCÈNE II
e EVRARD, GUILLAUME,
Evrarp.— Vous vous trompez, Guillaume, vos enfants auront aussi leur part de la fête... (Lui donnant une pièce de monnaïe.) Prenez là-dessus le prix de mon déjeuner, le reste est pour eux |
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GuiLiAUME.— Une pièce de vingt francs... (1!
regarde attentivement Evrard.) Pardon, monsieur, mais vous n’êtes pas un inconnu pour moi.
EvrARD.— On me nomme Evrard.
GUILLAUME.— C’est bien cela, un habiie médecin.
EvrARD.— Oh ! un simple médecin de village, à quelques lieues de Nancy, qui a demandé à la médecine les moyens de soulager les souffrances du corps pour arriver plus sûrement à la guérison des douleurs de l’âme.
GUILLAUME.— C’est vous qui êtes venu ici, il y a six mois, et qui nous avez donné de si bons remèdes pour notre petit André... Je ne peux pas oublier cette date-là... c'était le lendemain du jour où l’on amena ici notre pensionnaire... le seul que nous ayons jamais eu... Sans reproche, ce n’est pas celuilà qui pouvait nous enrichir.
EvrARD.— Je me rappelle parfaitement cet infortuné... Où est-il à présent ?
GUILLAUME.— Le voici, monsieur le docteur.
(Guillaume montre à Evrard Georges aveugle qui sort de la maison et vieni silencieusement s'asseoir sur le banc qui est prés de la porte.)