‹ Le forgeron de Strasbourg [microforme]Chapitre 60 sur 77 · TE · texte numérisé non relu

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‘Î HENRi (bas). — Ce n’est pas la peine, je n’ai pas soif.

GEORGES.— Cependant, on demandait pour vous.

HENRI (bas).— J'ai menti, pour ne pas boire de vin.

| GEORGES.— On ne vous oblige pas à en boire, » sans doute.

) Henrr.— Mais oui. pour que je ne pense pas à » avoir peur en travaillant.

| GEORGES. — Travailler, mais quel âge as-tu donc ? À Henri.— Sept ans passés, monsieur.

GEORGES.— Sept ans ! l'âge d'Henri... mais quel est donc le travail qu’on impose à ton âge ?

k. HENRI. — Je fais des tours... On me force à monter sur des choses bien hautes... bien hautes. qui ! tremblent sous moi... je vois tout qui tourne... ça } me fait du bruit dans la tête. du rouge dans les D yeux. et puis, je ne vois plus rien. Robin me É dit: En has, Colibri !... Je me laisse tomber... on

D crie : il va se tuer... maïs Robin est adroit.. Robin

L est fort. il me reçoit dans ses bras, et j’envoie des } baisers à tout le monde. |

GEORGESs.— Ton père peut avoir le cœur de t’ex-

À poser ainsi!

À Henri.— Mais non... Robin n’est pas mon père.

GEORGES.— Au moins, ton père a consenti...

HeNRi.— Du tout, il ne sait pas même où je suis. “ Gxonags.— Comment | on t'a donc enlevé à ton

| père ?

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