‹ Le fort et le château Saint-Louis (Québec) [microforme]Chapitre 11 sur 78 · ET UT · texte numérisé non relu

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Montmagny, aucun animal de cette race n’avait

jamais été vu en Canada.

Nous ne suivrons pas M. de Tracy dans sa victorieuse expédition de 1666 contre les Iroquois, mais nous ferons ici mention du défilé de sa petite armée sous les murs du fort Saint- Louis au moment du départ. Ce corps d'élite, formé par M. Talon, était composé de six cents 4 soldats, tirés de différentes compagnies, de six | cents Franco-Canadiens et de cent Sauvages, algonquins et hurons, soit treize cents hommes en tout. Ilse mit en mouvement le 14 sep- É tembre, le jour de l’Exaltation de la Sainte 4 Croix, d’après le désir formel de M. de Tracy. : La troupe étant prête à partir, le lieutenantgénéral invita l’un des chefs iroquois retenus prisounier au fort Saint-Louis à venir la voir défiler. Lorsque le chef agnier aperçut cette petite armée, qui lui paraissait formidable, et lorsqu’il la vit manœuvrer avec une précision et un ensemble qui, pour lui, tenaient du prodige, il fut frappé d’admiration et ne put retenir ses larmes. Mais s’il ne douta pas de la défaite des hommes de sa nation, il ne douta pas non plus de leur courage : “Ononthio, dit-il à M. de Tracy, nous sommes perdus ; mais notre perte coûtera cher ; notre nation se défendra jusqu’à l'extrémité et il périra beaucoup de tes jeunes

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+ BOMINARION-FRANÇAISE 85 gens. Je te demande s’ulement de protéger ma femme et mes enfants. ”

Au retour de cette expédition, nous retrouvons M. de Tracy prenant part à une procession de reliques précieuses, entre autres les reliques de saint Flavien et de sainte Félicité données à l'Eglise du Canada par le souverain pontife Alexandre VII, en 1662, et qui sont conservées aujourd’hui dans la basilique Notre-Dame de Québec. |

“ Il ne s’est point encore vu dans ces contrées une si belle cérémonie, écrivait la vénérable Mère Marie de l’Incarnation. Il y avait à la procession quarante-sept ecclésiastiques en surplis, chape, chasuble et dalmatique. Comme il fallait porter les reliques dans ies quatre églises de Québec, nous eûmes la consolation de voir cette magnifique cérémonie. M. de Tracy, vice-roi, M. de Courcelles, gouverneur, M. Talon, intendant, et l’agent de la Compagnie, M. LeBarrois, portaient le dais ; les plus élevés en dignité d’entre les ecclésiastiques portaient les quatre grandes châsses sur des brancards magnifiduement ornés et environnés d’un grand nombre de flambeaux. La procession sortant d’une église y laissait une châsse. La musique ne cessa point, tant dans les chemins que dans les stations. Dans la Chapelle

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