‹ Le fort et le château Saint-Louis (Québec) [microforme]Chapitre 5 sur 78 · AS MRC PRESS EN UN RE LA ? À W · texte numérisé non relu

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vailler sur la place. Notre F. Nicolas le Fauconier avait soin de la macçonerie, nostre K.

Liégeoiïs la surintendance de tout, et nostre F. Ambroise Cauvet du bois de menuiserie, etc.

En même temps on bâtissailt UN CORPS DE LOGIS | AU FORT et une église pour la paroisse.” À

LE PREMIER CHATEAU SAINT-LOUIS 4 Commencé en 1647, démoli en 1694. i

| Il est certain que l’appellation : “ Château d: É Saint-Louis,” pour désigner la résidence même f 4 du gouverneur, est immédiatement postérieure à la date de la construction de ce “ corps de logis ” du fort Saint-Louis dont parle le Journal des Jésuites, —lequel ne fut terminé que sous M.

il Louis d’Aiïlleboust, qui succéda à M. de Mont- L magny en 1648. 3 Le nom de ‘‘ corps de logis ” est aussi donné au château Saint-Louis par Denonville et 1 Frontenac dans leur correspondance officielle. Le premier château Saint-Louis n’avait qu’un | seul étage, d’après l’ancienne manière de s’ex- | ci

primer, c’est-à-dire un simple rez-de-chaussée avec mansarde.

La première châtelaine du fort Saint-Louis fut Barbe de Boulogne, femme de Louis d’Aüïlleboust de Coulonge, troisième gouverneur de la Nouvelle-France. Elle était naturellement vive et gracieuse. De même que sa sœur, morte religieuse à Québec, en 1667 1, elle avait au cœur la noble passion du sacrifice.

Après la mort de M. d’Aiïlleboust, arrivée le 31 mai 1660, elle se retira à l’Hôtel-Dieu de Québec, où elle vécut comme une sainte, refusant les propositions de mariage de l’intendant Talon et du gouverneur de Courcelles, et entourée de la vénération de toute la colonie. Elle fut inhumée dans le chœur des IHospitalières, le 7 juin 1685.

Ce fut le 20 août 1648 que M. d’Aïlleboust

1—Gertrude-Philippe de Boulogne, sœur de Madame d’Aiïlleboust, entra en religion chez les Ursulines en 1648, et prit le nom de sœur Saint-Dominique. Dans leur testament, portant la date du 30 octobre 1652, Monsieur et Madame Louis d’Ailleboust déclarent

n’avoir pas d'enfants. Le père de Madame d’Ailleboust

senommait Florentin de Boulogne, et sa mère Eustache Qurau. On écrirait aujourd’hui Cureau. (Voir le contrat de mariage de Louis d’Ailleboust et de Barbe de Boulogne, Paris, 6 septembre 1638, aux archives de l'Hôtel-Dieu de Québec.)

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débarqua à Québec, où il venait succéder à M. de Montmagny. Il arrivait de France, mais il appartenait à la colonie depuis 1643, date à laquelle il était venu se fixer à Montréal avec sa femme et sa belle-sœur.

Après trois années de gouvernement, M.

d’Aiïlleboust fut remplacé par M. de Lauzon (1651-56); puis il revint habiter le château Saint-Louis, en 1657, et jusqu’à l’été de 1658, avec le titre d'administrateur.

Lorsque l’abbé Gabriel de Queylus vint remplir les fonctions curiales à Québec, en 1657, il séjourna au château Saint-Louis, sur linvitation de M. d’Aïlleboust, en attendant le règlement de ce qu’on a appelé “ le litige du presbytère ?.

Vers la fin du mois de mai 1658, des Iroquois étant descendus à Québec pour conférer avec Ononthio,;—M. d’Aiïlleboust (car les Sauvages continuèrent à donner le nom d’Ononthio à tous les successeurs de M. de Montmagny)" aussitôt, dit la “ Relation,” on conveque une assemblée de Français et de Sauvages nos alliés, pour entendre ces nouveaux messagers ou ambassadeurs. Ceux qui s’y trouvèrent s'étant glissés en bon nombre de la salle du Château ou du Fort dans une galerie qui regarde sur le grand fleuve, cette galerie étant bien cadu-

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que, ne se trouva pas assez forte pour soutenir tant de monde, si bien qu’elle rompii st tous les Français et Sauvages, les libres et les captifs, se trouvèrent pêle-mêle hors du fort, sans avoir passé par la porte ; personne, Dieu merci, ne fut notablement endommagé. Chacun étant rentré, ies harangues et les présens se firent à ordinaire, ”? Le 11 juillet de la même année (1658) arriva à Québec M. le vicomte d’Argenson, chargé du gouvernement de la Nouvelle-France en remplacement de M. d’Ailleboust (administrateur). Après un échange de compliments et de civilités, les deux personnages gravirent solennellement la côte de la Montagne, suivis des habitants de la ville et d’un certain nombre de nouveaux venus. ‘Ils montèrent tous en bel ordre au Château, ” dit la Relation. ‘‘ On lui présente (au nouveau gouverneur) les clefs à | la porte, le canon jouant de tous côtés, et dans | le Fort et sur les rivières, faisant rouler son | tonnerre sur les eaux et dans les grandes LE forêts du pays. Ayant pris possession du Fort, 1 il rend visite à Notre Seigneur en l’église de la paroisse, puis en notre chapelle ; puis ensuite | il se transporte à l'Hôpital et de là aux Ursu- | lines. Voilà une belle journée.” 4 | A l'intérieur du fort construit par Mont- E

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