‹ Le fou de PéronneChapitre 16 sur 21 · I.ADOLCEUn · texte numérisé non relu

I.ADOLCEUn

Laissez donc ; le qnarlier-niaître a fait cerner toute la noce par un piquet de cavalerie.

ER^EST

Voilà une nouvelle manière de faire arrêier sfs débiteurs; mais je vous répète que ce n'est pas moi ; qu« je suis connu

dans cette ville, et que l'on vous dira

LAnoucr.ur..

On verra bien votre feuille de route j marchons toujours.. .

EliNFST.

Comment, marchons toujours; si j'abandonne la place seulement dix minutes, je retrouverai Estcttc mariée.

LADOUCEUr..

Air : P'aud. de l'Ecu de r-:x francs, LadoucPur est mon nom «le f;ii<M're , Et doucement j'auiyi riionntiir U'fxeicer mou dou\ iiiinistôic.

Tout va se passer en douceui';

Et , grâce au plus doux (îc« carossj9 , Qui doucement va s'avanc«r , Eu prison vous aile* passer Doucement la nuit de vos noces.

KRNEST.

Me voilà dans un bel embarras , et, pour ""^^j;^' ^^'J^^J,",^. s'en est pas n,al ùré. Voyons donc ce bdlel U.x '«11^^^"^^: Je ne les ai pas , U s'en faut ; et sj ,e sors pom n.e les pro curer, il emmène sa femme, et la noce csl taiie.

L ADOUCEUR.

Allons, Monsieur, asseï causé 3 marche.

ERNEST

Arrêtez .... Le diable l'emporte a. ce ses manœuvres....- Vourtene" donc >. être payé. Eb bien ! vous le serez Ecoutez . Je devais me marier aujourdhui

LADOUCECR.

C'est connu

ERNEST

Epouser une riche héritière !

LADOUCETJR.

Nous le savons.

ERNEST

C'est de ce nantissement précieux que dépend votre cré^:e et ma ^rtune.... Eh bi..! pc. -- -^^ 'l- ^e ne veux pas vous tromper ( d Iw parle a loiciUeJ U,.... dan! ce corridor •,.... et , au lieu de me coudu.re en pr.son , vou allez m-aceompagn'er chez mon bancpner, ou 3e promets de vous payer. Il nîe semble q .e vo.là une proposition

LADOUCEUn.

Très- juste Je vais toujours laisser un poste de quatre

hommes ù la porte de la mariée.

ERNEST

C'est ce que je demande....

LADOUCEUn.

Vous entendez, vous autres, dans ^^ ^•^'''''^l^' ^.^f ^'^^^vous de laisser entrer ni sortir personne.... Maiche.,..

Le Fou.

ERNEST

A uierveiUf j je n'aurais pas mieux manœuvré I

Air : Nous verrons , à ce qu'il dit.

Partons ; mon cli.cr créancier , Votre complaisiiiice me charme.

Et '<am;.is , je crois Imissier K'a lait aussi bien son métier.

Vieun'î mon rival , Dn ce lieu fatal Je m'éloigne sans allarme.

Tout sert mes projets, Puisqu'icije mets La future aux arrêts.

Partons mon cher créancier , etc.

Page 1