VOLTS
CHAUKl'E
CAUBOXK
CENUKES
Rutile + charbon. . . .
Acide titanique + char-
bon
Carbure de titane -\-
Acide titanique
Cette fonte de titane peut être mélangfée avec de l'acide titani([ue, puis cliauffée à nouveau au four électrique, sous l'action d'un courant aussi intense que précédemment. Dans ces conditions, surtout si Ton a soin d'opérer rapidement pour éviter l'action carburante de l'arc, on obtient un titane ne renfermant pas d'azote et de silicium, et ne contenant plus, comme impureté, que 2 pour loo environ de carbone. Jusqu'ici nous n'avons pu descendre au-dessous de cette teneur.
Propriétés. — Le titane, préparé dans ces conditions, se présente sous la forme d'une niasse fondue, à cassures d'un blanc brillant, assez dure pour rayer avec facilité le cristal de roche et l'acier, friable néanmoins et pouvant se réduire facilement en poudre au mortier d'Abich, puis au mortier d'agate. Sa densité est de AjSy.
Le chlore attaque le titane à -)- 350°, avec incandescence, en produisant le chlorure de titane liquide TiCH. Le brome à 36o°, donne un bromure de couleur foncée. L'iode réag-it à une température encore plus élevée, sans incandescence sensible, et
fournit l'iodure de titane solide, préparé à l'état de pureté par M. Hautefeuille.
Dans l'oxyg-ène, le titane brûle à 6 1 o° avec incandescence en laissant un résidu d'acide titanique amorphe. Le soufre attaque lentement le titane au point de ramollissement du verre. Il se produit un corps de couleur foncée inattaquable à froid par l'acide clilorliydrique et dégageant de l'hydrogène sulfuré avec l'acide concentré et bouillant.
Dans un courant d'azote, le titane en poudre se transforme en azoture à une température de 800°. Cette combinaison se fait avec un dégagement de chaleur, et la nacelle est portée à une température supérieure à celle du tube. C'est le premier exemple bien net d'une combustion d'un corps simple dans l'azote.
La vapeur de phosphore réagit vers 1000° en donnant un phosphure de couleur foncée, mais l'attaque n'est que superficielle.
Le carbone se dissout dans le titane fondu et s'y combine pour former un carbure défini. L'excès de carbone, entré en solution, cristallise ensuite sous forme de graphite.
Au four électrique, le silicium et le bore s'unissent au titane pour donner des borures et des siliciures fondus ou cristallisés, qui possèdent une dureté aussi grande que celle du diamant.
Le titane se dissout avec facilité dans le fer en fusion, et l'alliage, ainsi obtenu, peut se limer avec facilité. Il se dissout aussi dans le plomb. Avec le cuivre, l'étain et le chrome, il donne des alliages dont nous poursuivons l'étude.
L'acide chlorhydrique, concentré et bouillant, attaque lentement le titane en dégageant de l'hydrogène; il se produit une solution violette. Avec l'acide nitrique à chaud, l'attaque est assez lente et fournit de l'acide titanique. Avec l'eau régale, la
dissolution est beaucoup plus rapide, mais l'acide titanique qui se produit ne tarde pas à ralentir la réaction.
L'acide sulfurique étendu dissout le titane avec plus de facilité, même à froid ; mais, pour avoir une attaque continue, il est pourtant nécessaire d'élever la température. Il se dégage de l'hydrogène et la solution prend une teinte violette. Avec l'acide sulfurique, concentré et bouillant, il se produit de l'acide sulfureux.
Dans un mélange d'acide azotique et d'acide fluorhydrique, le titane se dissout en produisant une violente effervescence. L'attaque est aussi rapide que celle du silicium.
Les oxydants agissent sur le titane avec une certaine énergie. L'azotate de potassium en fusion l'attaque sans dégagement de chaleur apparent; mais si l'on projette du titane en poudre dans du chlorate de potassium, chauffé à sa température de décomposition, il se produit une vive incandescence.
Les carbonates alcalins en fusion l'attaquent aussi avec incandescence ; il en est de même d'un mélange de nitrate et de carbonate de potassium.
Le titane porphyrisé, chauffé dans un courant de vapeur d'eau, ne commence à décomposer ce gaz qu'à une température voisine de 700°, et ce n'est guère qu'à 800° que la décomposition se produit d'une façon continue. Il se fait de l'acide titanique et l'on recueille de l'hydrogène.
Le fluorure d'argent est réduit à la température de 820° par le titane en poudre avec incandescence.
Analyse. — Le titane, réduit en poudre, est attaqué par un mélange en fusion de carbonate (2 parties) et d'azotate de potassium (8 parties). La masse blanche obtenue est reprise par l'eau froide ; le résidu de titanate insoluble est dissout dans l'acide chlorhydrique froid et réuni à la première solution. L'acide titanique est ensuite précipité par l'am-
moniaque, en suivant les précautions indiquées pour cette analyse.
Pour doser le carbone, on enlève le titane au rouge sombre, au moyen d'un courant de chlore pur et sec, et par combustion du résidu noir dans l'oxygène, on obtient par pesées l'acide carbonique et les cendres.
Ces analyses nous ont fourni les chiffres suivants :
Titane 94,80 96,11 96,69
Carbone 3,81 2,82 1,91
Cendres 0,60 0,92 0,41
Carbure de titane, TiC. — Lorsque l'on chauffe, sous l'action d'un arc électrique de looo ampères et 70 volts, un mélange d'acide tilanique (160 parties), et carbone (70 parties), on obtient, après dix minutes, un carbure défini d'après l'équation
Ti 02 + 3 C = Ti C + 2 CO.
Ce carbure de titane se présente en culots bien fondus, à cassure cristalline ou en amas de cristaux ; il renferme un lég^er excès de carbone qui a cristallisé sous forme de g-raphite.
Ce graphite retient énergiquement du titane et abandonne, par la combustion dans l'oxygène, des cendres d'un blanc jaunâtre, dans lesquelles on caractérise facilement l'acide titanique.
Le carbure de titane a une densité àe l\,2b. Il n'est pas attaquable par l'acide chlorhydrique, ce qui permet, dans certains cas, de le séparer avec facilité du titane en excès. L'eau régale l'attaque avec lenteur. A 700*^, la vapeur d'eau n'exerce aucune action sur lui. Les autres réactions sont voisines de celles du titane. Cependant, il brûle beaucoup mieux (jue ce corps dans l'oxygène. Au rouge naissant, il prend feu dans ce gaz, et le dégagement de chaleur est assez grand pour porter la matière
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au rouge blanc. Réduit en poudre et projeté dans la flamme d'un brûleur, il fournit des étincelles très belles, beaucoup plus brillantes que celles données par le titane.
Analyse :
THéoRIB