ACTE PREyicIL
Mon Dieul Vous me faites peur.
EIHOX
Mais vous n'avez pas le droit. C'est une absurdité I
THÉRÈSE
Vous êtes vraiiiienl drôle !
Kî d'une maladresse 1... Vous ne pouvez pas mieux aificher notre rupture... Crier à tout le monde le changement...
THÉUÈiE, interrompant.
[îiron:... A la fin!
LiliOV
iNon... laissez-moi dire... Je ne plaisante plus... Nous ne sommes pas des enfants, que diable I... je vous jure que c'est un scandale...
TilLUÈSE
NoqI
EIF.O.N
Si... Pour VOUS... pour moi... pour le monde... pour Courlin... J'aime Courtin... moi. Mais ouil C'est un lioinme de mérite. Il a des ennuis. '/Considérant le buste de îeoipercur.) Avec ça... les chances d'une restauration de TEmpire! Joumant le dos au buste.) Fuut ! Beaucoup d'ennui-... Il n'a pas que Le Foyer.
THÉRÈSE
i.a le regarde.
BIRO.N
Ah! cet entêtement!... ça vous regarde aussi... ça
VOUS regarde, vous surtout... Et puis vous n'êtes pas faite pour aller en ûacrc. (Geste de Tlicrèse.) Non. Une vie plate, médiocre... vous? ça n'a pas de sensi II vous faut le Jijxe, toutes les choses chères... Je m'étais fait un devoir, moi... une joie...
THÉRÈSE, se levant pour aller s'asseoir sur le canapé.
Jetez-moi maintenant vos générosités à la tête...
BIRO:^
11 n'est pas question de ça 1
THÉRÈSE
C'est bien vous I
BIRO?,
11 n'est pas question de moi... Voyons... réfléchissez
une minute... de sang-froid... (Thérèse, ^ui a croisé ses ] jambes, fait aller son pied.j Depuis que VOUS n'aCCeptez pluS
rien de moi... tout ce qui se passe ici, c'est lamentable... à pleurer... L'écurie vendue... la livrée diminuée... vous recevez beaucoup moins... Des bibelots disparaissent tous les jours... Vos bijoux...
THÉRÈSE, jouant avec une longue chaîne de cou garnie de très grosses perles.
Mes bijoux?... Qu'est-ce que vous chantez?
BIRON
Oui... oui... J'en ai ti\ip acheté dans ma vie... On ne me la fait pas... Moi aussi je sais comment ça s'imite... Vos toilettes...
Tenez... ça c'est idiot... Je dépense beaucoup moins, je veux bien... Mais il y a longtemps que je n'ai eu un ensemble de choses aussi réussies que ce printemps..»
ALTE PREMILii. 2S
Oui... Enfin. C'est possible... Vous savez admirablement vous arranger... mais, moi, je sais ce que je dis, (Croisant les bras.) Et le Fragonard du salon?
TrxÉRÈSE
Quoi ?
Le Fragonard?
THÉRÈSE, Jjàillanl.
Qu'est-ce que cela vous fait? Parce que vous me l'avez donné?
BIRON
Pas du tout.
THÉRÈSE
Alors?
BIRO-N
Parce que vous ne l'avez plus. (Geste de Thérèse.) ^aiUrellement.
THÉRÈSE, très agacée.
Vous m'horripilez... Je n'ai pas de comptes à vous rendre. Enfin, vous m'horripilez!
OÙ tout cela vous mènera-t-il?
IHÉRÈSE
Je n'y pense pas.
LlîiO.V
Mais c'est le désastre... le désastre procliaic.
2o LE FOYER.
TliClŒSE
Va pour le désastre... Je me sens parfaitement heureuse ainsi...
r.iuoN
Heureuse?... Etmoi?... Ahl vous les trouvez les mots qui consolent! (Tliérèse rit.) Riez... Riez... inconsciente!
(H marche et tout à coup revient à Thérèse.) Il est donC bien
riche M. d'Auberval?
THÉRÈSE, inlerroinpant, furieuse.
Qu*cst-ce que vous dites?
BIRON
llien. (Il se remet en marclie.) Je lie dis rien... je ne dis rien... Je ne dis rien !
THÉRÈSE, le suivant.
Vous serez donc toujours le même... avec de rargent plein la bouche?... Quel homme! Ah! vous me faites cri^ellcment repentir de ne pas vous avoir fermé ma porte... Je l'aurais dit...
BIRO, se retournant.
Ne vous fâchez pas... voyons, ne vous fâchez pas!
THÉRÈSE, s'èloignanl.
Taisez-vous... puisque vous ne savez dire que des sottises ou des inconvenances.
riRox Thérèse...
THÉRÈSE
Laissez-moi.
EIROX
ic ne voulais pas vous froisser.