‹ Le foyer; les amantsChapitre 113 sur 201 · SIR ON · texte numérisé non relu

SIR ON

Mais c'est idiot!... Avec vous, toujours les extrêmes... Il n'est pas question de... Encore une fois, je ne vous demande rien... Mais... C'est vrai aussi... «.Emu.) Vous venez chez moi, jolie comme vous êtes jolie.., troublée encore... Moi, je m'affole... J'écoute votre voix... vous avez cp^ielque chose à me demander... c'est le Paradis... Tout à l'heure... vous avez mis un genou sur ce fauteuil... Est-ce que je puis oublier ce qui a été?

THÉRÈSE , doucement .

S'il le faut?...

BIRO-N, colère.

Ah!

THÉRÈSE

Si je ne puis rien accepter autrement?... Si je vous en supplie?

BIRO', s'arrêtant à la regarder.

Vous perdre, par-dessus le marché?... Ah! non... Vous sauver pour vous perdre?... Non... ah!... non!... THÉRÈSE, s'exaltant.

Vous ne me perdez pas... vous gardez le meilleur de moi...

BIR0>', secouant la tête.

Oh! vous savez... moi... ces choses-là...

THÉRÈSE, même ton.

Vous ne connaissez donc pas quel bonheur c'est de se saciiHei... de se sacrifier pour quelqu'un qu'on aime?... [Souriro cxiatiquo.' Une félicilé... une félicité qui donne jusqu'au dégoût du plaisir !

UIRO.N, essayant de la laire rire.

Moi, le plaisir, ma petite Thérèse... le plaisir me suffirait... me suffirait... ^

THÉRÈSE, qui a regardé Biron, Jrissuniiant. ^

Ohl Biron... ohl...

BIR0>', geignani.

Mais, ma petite Théjèse, je ne suis pas un héros, moi... ni un saint... ni un poète!...

II s'assied.

THÉRÈSE, venant s'asseoir près do lui.

Ecoulez-mui... écoutez-moi... Jamais je n'oserai...

(Elle détourne les yeux et lentement, bas.' Ce garçon m'aime

comme un fou...

BIR0>', rageur.

Comaie un fou? c'est-à-dire que c'est vous qui en êtes folle...

THÉRÈSE, tranquille.

Je ne lui ai jamais donné le moindre espoir...

BIRO.N

Ohl il n'a qiià vous regarder...

THÉRÈ,-E, grave.

Il ne me verra plus... (Biron écarquillo les yeux.) Oui... si ^ je vous demande de renoncer à moi... je m'engage à ne plus le revoir.

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