‹ Le foyer; les amantsChapitre 13 sur 201 · DAUBERVAL · texte numérisé non relu

DAUBERVAL

Alors, le billard?

COLRTIN

Il lient sans doute un peu des deux...

EinO.v, interrompant.

Qui a gagné ?

d'auberval J'ai perdu... les deux parties.

BIBON

J'en étais sûr... Jeune homme, vous n'êtes pas de

force. (Se levant et tapant sur l'épaule de Courtin.) Voilà no're

maître à tous.

COURTLX

Comme vous êtes aimable !

THÉRÈ5E

Mon ami, il est en veine d'amabilité.

Elle s'éloigne. D'Auherval la suit en causant. COURTIN, redescendant, à Biron.

Tout de même, d'Auberval fait des progrès.

BIRO.N, se retournant, regardant Thérèse et d'Auberval par-dessus l'épaule de Courtin.

Oui... Oui...

COURTLX

Il arriverait à vous battre que cela ne m'étonnerai! pas.

BIRON, même attitude.

Nous verrons... nous verrons...

Us remontent en conliiiuant de causer.

THÉRÈSE, qui redescend, bas à d'Auberval.

Avez-vous parlé avec le baron de l'emploi de l'été? d'aubeuval, bat.

Impossible de placer un mot... La charité tout le temps... la charité sans arrêter... la charité sans pitié...

THÉRÈSE

Pourquoi vous obstinez-vous à lui tenir tête?

BIR0>', à Courtin. poursuivanl une conversation.

Vraiment?... vous le trouvez inteUigent?... Vous m'étonnezl

COIRÎIX

Je vous assure... Un peu paradoxal, un peu gamiii... mais doué...

BIRO'

C'est-à-dire qu'il lit des feuilles avancées, et, dans les salons, ça lui donne une attitude. Un socialiste en gilet à fleurs... Un farceur.

COURTLN

Plus convaincu que vous ne pensez... Ce qui me fait peur, justement, dans le socialisme, c'est qu'il séduit tous les jeunes gens. Mou cher Biron, je ne sais pas, en vérité, quel avenir nous préparent nos impitoyables cadets.

BlRON

Bah! iis feront comme nous : ils vieilliront.

DAlBEliVAL, qui était on vire conversation avec Tbérèse.

K'est-ce pas, baron, que Le Foyer aura bientôt diî ans d'existence?

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