DAUBERVAL
Alors, le billard?
COLRTIN
Il lient sans doute un peu des deux...
EinO.v, interrompant.
Qui a gagné ?
d'auberval J'ai perdu... les deux parties.
BIBON
J'en étais sûr... Jeune homme, vous n'êtes pas de
force. (Se levant et tapant sur l'épaule de Courtin.) Voilà no're
maître à tous.
COURTLX
Comme vous êtes aimable !
THÉRÈ5E
Mon ami, il est en veine d'amabilité.
Elle s'éloigne. D'Auherval la suit en causant. COURTIN, redescendant, à Biron.
Tout de même, d'Auberval fait des progrès.
BIRO.N, se retournant, regardant Thérèse et d'Auberval par-dessus l'épaule de Courtin.
Oui... Oui...
COURTLX
Il arriverait à vous battre que cela ne m'étonnerai! pas.
BIRON, même attitude.
Nous verrons... nous verrons...
Us remontent en conliiiuant de causer.
THÉRÈSE, qui redescend, bas à d'Auberval.
Avez-vous parlé avec le baron de l'emploi de l'été? d'aubeuval, bat.
Impossible de placer un mot... La charité tout le temps... la charité sans arrêter... la charité sans pitié...
THÉRÈSE
Pourquoi vous obstinez-vous à lui tenir tête?
BIR0>', à Courtin. poursuivanl une conversation.
Vraiment?... vous le trouvez inteUigent?... Vous m'étonnezl
COIRÎIX
Je vous assure... Un peu paradoxal, un peu gamiii... mais doué...
BIRO'
C'est-à-dire qu'il lit des feuilles avancées, et, dans les salons, ça lui donne une attitude. Un socialiste en gilet à fleurs... Un farceur.
COURTLN
Plus convaincu que vous ne pensez... Ce qui me fait peur, justement, dans le socialisme, c'est qu'il séduit tous les jeunes gens. Mou cher Biron, je ne sais pas, en vérité, quel avenir nous préparent nos impitoyables cadets.
BlRON
Bah! iis feront comme nous : ils vieilliront.
DAlBEliVAL, qui était on vire conversation avec Tbérèse.
K'est-ce pas, baron, que Le Foyer aura bientôt diî ans d'existence?