‹ Le foyer; les amantsChapitre 158 sur 201 · ACTE SUPPRIME · texte numérisé non relu

ACTE SUPPRIME

coiîtiMire... Je suis contente de vous... iKcgardant la porte décorée.) Votre porte est très bien... elle est très bien, votre porte... (Elle recule pour juger de reftet, preud son face à

main.) Très bieni

LOUISliTTE, radoucie.

Elle n'est pas mal...

MADEMOISELLE RAMBEUT, lorgnant Louisclle et sapprochant.

Et puis... vous... vous êtes bien coiffée, au moins...

à la bonne heure! (A peine lui a-t-elle touché les cheveux que

Louisette recule. Et votre robe?... C'est votLS qui l'avez faite?... Toute seule?

LOUISETTE

Dame! j'ai pas de couturière.

MAHEMOISELLE RAMRERT, rianl.

Tournez-vous un peu!... (Elle la fait tourner.; Est-elle coquette?... khi elle fait bien tout ce qu'elle veut!... M.iis voilà!... il faut que mademoiselle veuille... Vous "ne voulez pas souvent... (Louiseltc détourne les yeux.; Vous avez votre tête, Lapar... Ah! je voudrais bien savoir ce qu'il y a dans cette petite tête-là!... Ne froncez pas les sourcils, vous cachez vos yeux... C'est dommage... (Louisette sourit.) Vous êîcs donc bien malheureuse, ici?

LOUISETIE

Où voulez-vous que j'aille?

MA DE MOI SE L r E R AMBE RT

Mais je ne veux pas que vous vous en alliez. . . ( .S'asseyaut EiM-le banc de gauche.) Ah! que c'ost douc bon de s'asseoir un in^tant. (Elle tire sa montre.) Mes pauvres jambes ont bien mérit'i un instant de repos. (Keniflani). Mon Dieu! qu'il vient donc une bonne odeur de ce jardin.

LOiivPiiiK, qui embobine sa ficello.

C'est les lilas...

MADEMOISELLE RAMBEPiT

Elle a bien dit ça. (L'imitant.) C'est les lilas!... (Louiscite se met à rire.) Pourquoi me faites-vous toujours la tête?..

LOUISETTE, le menton baissé.

S'il vous plaît? (Si ou plet?)

MADEMOISELLE RAMBERT

- Je VOUS demande pourquoi vous me faites toujours la tête?

LOUISETTE, même attitude.

Je ne vous fais pas la tête.

MADEMOISELLE RAMBERT, la prenant par le bras.

On dirait que je ne vous connais pas... Vous me faites la tète... (Changeant de ton.) Dites donc, ma petite, vous n'êles pas maigre?

LOUISETTE, dégageant son bras, enjouée.

Je suis comme Fleurance... j' suis à point...

Se sentant regardée, elle détourne les yeux. MADEMOISELLE RAMBERT, l'imitant.

J' suis à point... (Changeant de ton). Venez VOUS asseoir

là.

LOUISETTE

Je suis pas fatiguée.

Elle s'éloigne un peu.

MADEMOISELLE RAMBERT

Vous avez donc peur que je vous fasse du mal?... Je ne vous mangerai pas...

LOUISETTE

Oh! je me mettrais en travers.

Elle s'approche.

Page 1