ACTE PREMIER
MADEMOISELLE RAMBEni
Quand on Ta retirée, ce matin... on Ta retirée dès que Mlle Barandon s'est rappelée... naturellement, la petite était sans connaissance...
Courlui se lève.
COURTIN
Mais c'est effrayant !...
MADEMOISELLE RAMBERT
Malgré nos soins, elle est morte...
COLRir, épouvanté.
Morte?
Morte I... oui... à midi...
COURTIN
C'est effrayant, ce que vous dites là!... c'est effrayant!...
11 ïc proirièiie en se tenant la tête, Mlle Rambcrt le suit du regard. MADEMOISELLE RAMBERT
Par bonheur, j'ai pu la faire transporter dans la chambre de Mlle Barandon... sans que personne la voie...
COURTIN, s'arrêtent et se retournant.
Vous êtes sûr que personne...
MADEMOISELLE RAMBERT, vivement.
Personne, monsieur le président... personne... C'est Mme Antoinette... la concierge... qui la veille... D'elle, au moins, je suis sûre...
COL"im-\, reprenant sa marc'.ic.
Laisser une enfant tout un jour... et toute une nuit... dans un placard!... (U'vant les bras.) Je n'ai jamais vu ça!... On n'a jamais vu ça!.. Eh bien, c'est du joli... du
joli!... (S'arrètant devant Mlle Rambert.) Qui est CCtte petite?... Comment s'appelle-t-elle ?
MADEMOISELLE RAMBERT
Caroline Mezy !
COURfIN Caroline Mézy ?... (Il fait un gesle exprimant qu'il ne la connaît pas.) Â-t-elle des parents?
Sa mère.
A Paris?
COURTIX
MADEMOISELLE RAMBERT
Elle était placée à Paris... Une coureuse... Elle est partie en province... je ne sais où...
COURTIN
Personne ne vient la voir ?
MADEilOïSELLE RAMBERT
Jamais... heureusement...
COURTîX, allant et venant.
Enfin... Gomment peut-on oublier une enfant dans un placard? C'est inimaginable !... On nous traitera de bourreaux...
MADEMOISELLE RAMBERT, calmc.
Monsieur le président, c'est une punition réglementaire...