SCÈNE XÏI
Les Mêmes.
moins MADEMOISELLE RAMBERT
l'abbé
Enfin!... Elle a horreur de me laisser seul avec vous... Ah! monsieur le baron, je ne suis pas fâché de pouvoir vous parier un instant, tête à tête...
COURTLN
M moi.
l'abcé J'ai hâte de libérer ma conscience...
COURT IN
Oh! ohî II est donc arrive quekjue chose de bien grave?
l'abbé, s'asseyant sur le fauteuil qu'où lui indique.
11 n'est rien arrivé du tout, monsieur le baron...
COURTLX, s'asseyant à son bureau.
Alors?
l'abbé, s'agitant.
Il n'est rien arrivé... et pourtant, rien ne va comme il faudrait... Je m'en veux de troubler votre sérénité... mais je vous assure qu'il y a beaucoup à reprendre au Foyer, beaucoup... beaucoup trop.
COURTIK, nonchalamment
Naturellement... mais pourquoi vous tracasser?... Ce n'est pas à la veille du jour où le succès...
l'abbé, l'interrompant.
Justement... (Changeant de ton.) D'abord, ce succès...
Il hivc les ])ras au plafond.
COURTIiN
Comme vous vous tourmentez 1 l'abf.é
Avec raison... monsieur le baron... avec raison... Voyez-vous, la gestion de ^llle Rambert n'est pas bonne... elle est même mauvaise... très mauvaise. Pas la moindre économie... des dettes... des délies criardes. C'est un désordre!... (Joignant les mains.) L'infirmerie, monsieur le baron... les cuisines!... Et tout!... tout!
COURTLN
Hélas!... Je le sais... La faute n'est pas à Mlle Rambert... Elle n'est pas responsable de la crise que nous traversons... Nous avons au Foyer beaucoup de dépenses, et, malheureusement, le zèle de nos amis se lefi^oidiî.
l'abbé Bon ! . . . bon î . . . Si ce n'était que cela !
Qu'est-ce qu'il y a encore?
l'abbé n y a... il y a... que Mlle Rambert est versatile au possible... Tantôt, elle est beaucoup trop indulgente...