ACTE PREMIER
THÉRÈSE
Un peu monotone... C'est tout?
BIRON, de plus près.
Vous dire, aussi souvent que je pourrai...
THÉRÈSE, iateiTompanf.
Vous ne fumez pas?
Elle désigne une boîte de cigares.
BlRO^i Merci!... (Apres une hésitation, il tire un énorme cigare d'un étui.) ^Jême d'aussi près... (Il tire une trousse de sa poche.;
la fumée ne vous incommode pas?
11 tire de sa poche un coupe-cigares.
THÉRÈïE
Vous n'êtes pas forcé de rester aussi près.
BIR0:>, regardant Thérèse qui sourit, et coupant rageusement son cigare.
L'êtes-vous assez, méchante, avec moi ! . . . Par exemple, ce qui est extraordinaire, c'est que vos rosseries, au lieu de me refroidir... (Il allume son cigare.) Dites-moi?... li fume donc beaucoup, M. d'Auberval?
THÉRÈSE, sèchement.
Je n'ai pas remarqué.
Biron va jeter son allumette à la cheminée. BIRO-X, narquois.
Vous n'avez pas remarqué qu'autrefois vous n'aimiez pas la fum.ée, du moins, vous n'aimiez pas ma fumée?... C'est cui'ieux... Comme on change!
11 se rassied.
Oui... (l'a temps.] Yous ne m'avez toujours pas dit ce que vous comptiez faire cet été?
BIRON, souriant.
Vous voir...
THÉRÈSE, en même tomps.
Sérieusement...
DIRON'
Cet été... mon Dieul... comme tous les étés... sans doute Deauville, et puis Dieppe... peut-être Aix aussi...
THÉRÈSE
Aix?... Pour vos douleurs?
BIR05, rageur, et se levant péniblement.
Pour mes douleurs... parfaitement... Vous ne ratez pas une occasion de me dire des choses désagréables.
THÉRÈSE, concilianîe.
Je vous assure que j'ai dit ç.i...
BIRON. appuyanf.
Et si mes douleurs me le permettent...
THÉRÈSE, môme ton.
Allons, Biron... voyons.
BIR0>', même ton.
Si mes douleurs me le permettent...
THÉRÈSE
Comme vous êtes susceptible î
BIRON
J'irai en Engadine... Ahl... (Hn temps.) Ii\\>vous en Engadine?