ACTE DEl^XIÈME
DUFRÈRE
Mais il ne s'agit pas delà petite Mézy... H s'agit d'une certaine Louisette Lapar...
THÉRÈSE
Le fouet? Les brutalités?... Je sais... C'est absurde!... Ces fillettes... ces femmes... tout ce monde a le goût du romanesque... Comme au couvent.
DITUÈRE ■
En tout cas, cette lettre a singulièrement inquiété le baron... Il aura voulu faire une enquête...
THÉRÈSE
Monsieur Dufrère... moi, c'est bien autre chose qui me préoccupe... Depuis quelque temps, je vois si souvent le baron soucieux, absorbé... Avec son caractère, vous conviendrez qu'il y a de quoi s'émouvoir... Enfin, il a beaucoup changé... (Aimablement.) Je connais la confiance qu'il a en vous et que vous méi'itez...
DUFRÏRE, s'incliiuiut.
Madame...
Julie entre par la petite porte de g-auchc. JULIE
Madame la baronne, c'est le Bon Marché.
Dufrère se détourne insensiblement et considère une bonbonnière qu'il a prise sur le guérjdon voisin du canapé.
Dites qu'il y a beaucoup de rendus.
JULIE, insistant.
Mais, madame la baronne...
88 LE rOYER.
THÉRÈSE
Oue je passerai...
JULIE, même ton.
Mais, madame la baronne, c'est un inspecteur.
THÉRÈSE, après un regard à Dufrère qui no bronche pas.
Eh bien, ma petite Julie, faites-le attendre. (Poussant Julie jusqu'à la porte. ^ J-e suis sortie... le baron est sorti... il va rentrer... Ce que vous voudrez. (Julie «oit. Ah!... Je voudrais bien qu'il rentre!...
DIFRÈRE
11 va rentrer...
l'n polit i-ilence.
ÏHIÎRÈSE
Je comprends, monsieur Dufrère, que vous ne trahissiez pas le baron. Mais vous avez bien le droit de m'avcrtir si quelque malheur nous menace.
DLFRÈRE
11 n'en est pas question.
THÉRÈSE
Alors d'où viennent les soucis qu'il a ? J'ai peur de l'interroger. Je n'ose plus lui demander d'argent... Il est positivement gêné... Pourquoi?
DUFRÈRE
Pour toutes sortes de raisons... madame, excusezmoi...
THÉRÈSE, aimable.
Allez donc ... (Changeant de ton., Pourtant, nous faisons des économies... Il y a bien des choses...
DLTRÈRE
N'empêche... la maison est encore très lourde.