ACTE DEUXIÈME
petit journaliste qui sait tout d^jà, le prend de haut, me fait la leçon, avec qui j'ai la stupidité... la stupidité de discuter.
THÉRÈSE
Mais enfin, mon ami... ce n'est pas vous qui avez enfermé cette pauvre enfant dans un placard.
COIRTLN
Il s'agit bien de ce placard...
THÉRÈSE
Ce n'est pas vous qui avez donné le fouet.
rOlRTLN
Il s'agit bien du fouet... Je ne sais pas pourquoi vous mf parlez de ces bêtises... Asseyez-vous... En deux mots, on me menace d'une enquête... Vous avez vu cet Arnaud Tripier?
THÉRÈSE
Quelle tête sinistre ! Il se teint, vous savez?
COURTLN
Ahl je vous en prie !... Et savez-vous ce qu'on découvrira, au Foyer, si on va au fond des choses, et même si on ne va pas très au fond?... Le savez-vous?
THÉRÈSE
Mais non... C'est agaçant, dites .^
COIRIO
On découvrira que nous n'avons plus rien... et des dettes... C'est effrayant!...
THÉRÈSE
Eh bien... il n'y a qu'à trouver de l'argent... On trouve de l'argent pour les œuvres de charité... Et si on n'en trouve pas... mon Dieu!...
COURTIN
Vous êtes inouïe! On ne trouvera rien... rien... Vous êtes comme l'abbé Laroze... Le pauvre homme ne voulait-il pas s'adresser à la nonciature?... Et il y croit... 11 croit au miracle... aux saints... à la pitié de rÉglrse! Ces calotins!
THÉRÈSE, choquée.
Oh!
COl'RTIN
C'est vrai aussi... il finit par m'exaspérer, avec toutes ses histoires de Jésuites.
Il se laisse tomber sur un fauteuil.
THÉRÈSE, allant près de lui.
Les Jésuites... le fouet... la nonciature... Arnaud Tripier... je m'y perds. Mais si le Foyer ne va plus... si le Foyer ne peut plus aller... on le fermera, voilà tout!
COURTLX, les bras levés.
Voilà tout.
Il se lève et marche.
THÉRÈSE
Naturellement... Il n'y a pas que le Foyer, dans la vie... vous avez votre situation, votre rôle politique... l'Académie. Dieu merci! assez d'occupations et assez d'honneurs... (Changeant de ton.) Ne me regardez pas comme ça, vous m'affolez... dites-moi où est le scandale?
COL"RTI>'
C'est que vous ne savez rien encore.
THÉRÈSE
Alors... dites-le moi.