ACTE TROISIÈME
BIRON
Mon cher... du moment que vous cédez.,. (Courtin stloigne." D'aiUeurs, tantôt, avec Mérindol, je saurai exactement où en sont les choses... Dès maintenant, je réponds de tout... C'est cuit... Pas d'instruction... pas déjuge d'instruction... C'est couru... Dans un fauteuil, rnon petit Courtin.
cocRin" Biron, je vous remercie... Vous êtes le premier qui rne tranquillisiez vraiment... Priou m'avait affolé... Je me ressaisis... J'ai encore quelques personnes à voir ce matin... Je me sauve...
Bir.ox Je ne vous reconduis pas... Je vais m'iiabiller...
Il lui tend la ma n.
COURTI.N
Allez !... allez donc !
Il remonte inlécis verà la droite, hésitant, troublo. BIRO.N, remontant à gauche.
Ça va très bien I
COURTIN, avant douvrir la poite.
Je ne vous téléphone pas... Je vous attends...
Il tire sa mjn're.
BIRON Au Sénat.
COURTIN
Ne me faites pas languir...
BIRO.N
Dès que j'aui\ii vu Mérindol î... Sapristi, mon cher ...
je suis votre ami... (Ouvrant la porte du cabinet.) Jean... Frédéric... je m'habille... (En se retournant, il voit Courfin
un pou, redescendu.) Qii'est-ce que VOUS avez encore?
COLRTIN, redescendant.
Il n'y a pas que ce que je vous ai dit crui m'inquiète...
BniO.N, s'avançant vivement.
Allons... allons... je me doutais ))ien... Asseyez-vous là, dans ce somptueux fauteuil...
C(^URTIN, S asseyant et regardant les portes de franche.
On peut parler ?
BIR0>', très intéressé, s'asseyant aussi. Mon cher... vous pouvez y aller... (Montrant les tapisseries.) Si vous saviez ce que les ])ergers et bergères ont entendu... vous n'en direz jamais d'aussi raides...
C0URîI>', après un moment.
Mon cher Biron... je vous jure... que, ce malin, je n'étais venu que sur le conseil pressant de Priou... Je ne voulais vous parler que de cette affaire de juge... rien d'autre...
BIRO-N, attentif.
Ah!
COURTIN, mi pou embarrassé, d'une voix moins alTermie.
Et puis, votre accueil si cordial, si chaleureux, m'encourage à plus de confiance... encore.
BIRON, méfiant.
Ahi