‹ Le français et le provençal: Trad.par P. MonetChapitre 30 sur 38 · ELLIPSE ET PHÉNOMÈNES SEMBLABLES · texte numérisé non relu

ELLIPSE ET PHÉNOMÈNES SEMBLABLES

Souvent en parlant on supprime quelques ternies d'une expression. On fait alors ce qu'on appelle une ellipse : il faut toutefois que les termes omis aient été exprimés précédemment soit sous la même forme, soit sous une autre forme.

87. On peut citer comme exemples du premier cas : tant fu biaus variés que nus plus (Tobler supplée : ne/u hiaus oarléa); or fu lies, aine ne/u si (suppléez lien). U faut y rattacher les phrases modernes telles que : c'est un grand trésor que la santé, et celles où entre que de avec l'infinitif faisant fonction de sujet logique; dans ce cas, de continue un usage de l'ancien français dont il a été question plus haut ' .

Une ellipse d'un genre tout particulier, c'est le double emploi. Quand un membre de phrase, placé à la limite de deux propisitions, appartient aux deux à ta fois, c'est ce qu'on appelle le »z^."" ""^ «otniû *, par exemple : Des Ireis filles ot non l'aiuxnee Andromacha fu appelée; ou mes si DUS plest quejeo titut die M'aventure eus cunlerai. 11 aurait fallu employer deux fois Andromacha et m'anenture : on se contente d'une fois. Une autre sorte de double emploi ' est propre aux prépositions. Ainsi on lit dans un texte provençal,

1) V. plus haut, |8f.

2) TOBLBR, 115.

3) TOBI.BR, 181.

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