SCENE VII
LOUISE, PICHONNEAU, a^^ec des papiers à la main.
pichojVnj:au, entre en pliant des lettre s ^ il se place à la table en fredonnant.
Air : Vaudeville de VÉpée et le bâton. Papa, les p'tits bateaux Qui vont sur l'eau , Ont-ils des jambes?
LOUISE. Qu'est-ce que vous faites donc là? PICHONNEAU. Ca ne vous regarde pas.
[Chantant.)
Et s'ils n'en avaient pas ,
Petit' béta , Ils n' march'raient pas.
LOUISE. Quels sont ces papiers?
PICHONNEAU. C'est l'idée que j'ai eue qui est là dedans.
LOUISE. Vous êtes bien gai !
PICHONNEAU. C'est que je suis content... Savez-vous que votre père est bien heureux de m'avoir ?.. Ahî il fait de drôles de circulaires votre père... Heureusement que je suis là.
LOUISE. Ahl ça, que voulez-vous dire?..
PICHONNEAU. Je ne m'explique pas encore . . . vous verrez . . .
(Il achève déplier les lettres.)
j^ime PIRON , sortant de la chambre a côté. Ainsi vousme répondez que ce que vous racontiez tantôt des fredaines de mon mari..»
SOOOM
SCEINE VIII
Les Mêmes, BEAUSOLEIL, entrant avec
BEAUSOLEIL. Simple plaisanterie., . histoire de rire... est-ce qu'il voudrait tromper une belle femme comme vous? maintenant, maman, allez à vos afïaires, si vous en avez... je resterai ici en attendant le dîner.
Tume pjj^oN. Louise, viens m'aider dans
le magasin Piclionneau vous tiendra
compagnie.
PiCUO\jVEAU. Avec plaisir... mais je ne peux pas, j*ai une course pressée à faire.
BEAUSOLEIL. A tonaise... et Cocotte?..
PiCiiON^EAU. Elle a ce qu'il lui faut.
LOUISE. Moi, je resterai... si maman le veut...
jime piRo\. Mais...
BEAUSOLEIL. Je connais les devoirs de l'hospitalité , (à /?ar^) j'aime mieux ça.
PlCHOlNNEAU, à Louise. Dites donc, mamzelle Louise... vous restez avec le militaire; n'oubliez pas que je cours pour notre mariage.
LOUISE. Bien... bien...
PiÇHOi\NEAU. Je reviens dans un quart d'heure.
M'"'' PIRON. Sans adieu... il est aimable tout plein , ce cavalier. ^/} '^ ^
(Elle sort, ainsi que Pichonneau.)