SCENE XXI
Lfs PnÉcÉDENs, GUICHARD, L'ACADÉMIE.
CHOEUR
Ain : Introduction de Robin des bois.
Qnel outrage , quelle insolence !
Ah! pour une paieille ollense,
Pour un tel allVonl,
Non, pas de paiiion !
Nous ne | ouvon.s plus, dans Dijon, SouflVir, desorujais, sa présence.
PinON, M™<= PIRON, BEAUSOLEIL, LOUISE, PICHO!(KBAV.
D'où vient donc ce courroux ?
LE CHOEUR
Silence I
PIRON et LES AUTRES.
Quelle violence !
Us sont tous, je pense.
Que |. . \ veut-on ? piirlez.
LE CHOEUR
Silence !
PIRON et LLs AT-Tnr.s.
l son
De grâcc«cnvers vous quel est donc!
LE CHOEUR
C'est trop d'insolence !
BEAUSOLEIL, à lui-même. C'est drôle, ils ont l'air de se fâcher. ^-?^i^
PIRON. Moi, quitter Dijon?
M"'^ PIRON, bas à son mari. Oui, monsieur... chassé de la ville comme un libertin.
GUICHARD. Adresser de pareils ouvrages à une académie de morale; quelle dérision I
BEAUSOLEIL, à lui-même. A\c\,.. c'est une académie de morale I.. Je crois que j'ai commis une inconséquence, mais aussi qui diable se serait douté que Piron...
PICHONNEAU; ijas à Beausoltil. Ditcsdonc, [monsieur yV m'en mê/isse , si c'est comme ça que vous arranp,t*z lesaU'aires...
BEAUSOLEIL, (le même. Tais-toi , jouflu. C'est toi qui m'as fait faire ce quiproquo avec ton académie. Tu n'es qu'un scriji. [A lui-même.) Comment diable le tirer de là? . *
PIRON, // res messieurs. Voyons... Est-ce que j'ai l'air d'un débauché? En conscience, il y a erreur. Ah I si c'était mon frère !.. . Eh! ch I ditcs-doncî mon frère!...
GUICIIAUU. Unimbécille!.. Nous l'avons tous connu.
PICHONNEAU. Tiens, à propos... j'ai une lettre de lui dans ma poche.
BEAUSOLEIL. l uc Icltrc dc lui.. douûC.. '
( La prenant. )Vn instant !.. je vous ai laissé aller , mais il est temps de mettre un terme à ces propos intempestifs, ce que je tiens dans ma main va vous expliquer la chose: c'est une lettre; elle est de l'auteur du volume en question qui n'est pas le plus mauvais de ses œuvres, c'est moi qui Vous le dis. {Remetlant la lettre à Pîron. Voici, papa, de la part de votre frère, {has lisez que le volume est de \\x\^{Haut.) Je me suis permis une plaisanterie, et maintenant, académiciens, s'il y en a parmi vous quelques-uns qui la trouvent incohérente , ils n'ont qu'à dire : Je me nomme Beausoleil, joli nom; je reviens de Philisbourg , vous savez ?.. tout à votre disposition.
PIRON, lisant. « Mon cher frère, c'est » pour la sixième fois. .etc.. Ton com- » merce prospère-t-il toujours? Je t'ai déjà » dit que de copiste je m'étais fait poète. »
BEAUSOLETL J' « part. Comme il les met dedans ! on diraijÈ que c'est.écrit.
PIRON. «Ça ne rapporte pas plus., mais » ça ennuie moins... mes chansons... » Il se pourrait!
BEAUSOLEIL, à Piron, Bien i^iyenté, papa ..
lE MAGASIN THEATRAL.
PIRON. Comment... mais c'est écrit voyez... voyez. Messieurs...
Gi'iCHARD. Monsieur Piron,nous sommes confus... votre nomination est le seul dédommagement que nous puissions vous offrir; n'est-ce pas. Messieurs ?
PiRON, Messieurs... cet honneur...' ( y^ sa femme ) Vous ne m'embrassez pas, madame Piron?
^me piROjv. Bast ! vous allez redevenir maussade à votre ordinaire.
PIRON. Du tout. Pichonneau , Louise est à toi.
BEAUSOLEIL , bas il Piron, Je vous ai donné là un fameux coup d'épaule, je m'en vante. (Haut à P/ro/z.) C'est vous qui ferez la chanson de noce, papa ? (Se reprenant.) Olîl qu'est-ce que je dis, vous n'y
entendez rien non. — c'est moi qui
m'en charge, ça sera du gai, je vous en réponds... et approprié à la circonstance.
CHOEUR- Air :
Cette heure fortunée
"Va corabler tous nos vœux.
Quelle belle journée !
Pour nous moment heureux !
^Ai^.y Â^
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