LE MAGASIN THEATRAL
[La prenant. )\jn instant!., je vous ai laissé aller , mais il est temps île mcUre un terme à ces propos inlemjx-stifs, ce que je tiens dans ma main va vous e.\p!i(|uer la chose: c'est une lettre; elle est «le l'auteur flu volume en question «lui n'est ]>as le plus mauvais de ses œuvres, c'est moi qui vous le dis. {licnirtlant la lettre a Piruii.^ \ oici, papa, de la part de votre frère, {uns.) lisez que le volume est de lui. {Haut.) Je me suis permis une plaisanterie, et maintenant, académiciens, s'il y en a parmi vous quelques-uns qui la trouvent incolié-ronte , ils n'ont qu'à dire : Je me riomitie lîeausoleil, joli nom; je reviens de Philisbourj; , vous savez ?.. tout à votie disposition.
rino\ , Usant. c< Mon clier fière, c'est •> pour la sixième fois. ..etc. 'J on com- » merce prospère-t-il toujours? Je t'ai déjà » dit que de copiste je m'étais fait poète. »
lŒ.vi SOLEIL , à part. Comme il les met dedans! on dirait que c'est écrit.
nnON. c< Ca ne rapporte pas plus,, mais » ça ennuie moins... mes chansons... » Il se pourrait !
BEAL'SOLEIL, à Piron. Bien invente, papa .
PiKO\. Comment,., mais c'est écrit, voyez... voyez, Messieurs...
Gi iCil.vnD, IMonsieur Piron, nous sommes confus... votre nomination est le seul dédomma{i;emcnt que nous puissions vous oflrir; n'est-ce pas, Messieurs ?
riRON, Messieurs... cet honneur... [A sa femmr.) Vous ne m'emhrassez pas, madame Piron?
jime PIRON. Bast! vous allez redevenir maussade à votre ordinaire.
riRO.\. Du tout. Pichonneau, Louise est à toi.
BEALISOLEPL , bas à Piron. Je vons ai donné là un f?n)eux coup d'éj>aule, je m'en vante. (Haut à Piron.) C/est vons qui ferez la chanson de noce, papa ? [Se reprenant.) Ohl qu'est-ce que je dis, vous n'y
entendez rien non c'est moi qui
m'en charge, ça sera du gai, je vous en réponds,, et approprié à la circonstance.