‹ Le frère Didace Pelletier, RécolletChapitre 87 sur 99 · I. Archives des Ursulines des Trois-Rivières · texte numérisé non relu

I. Archives des Ursulines des Trois-Rivières

haut degré était arrivée la réputation de sainteté du Frère Didace dans l'esprit du clergé trifluvien. Ce que nous venons d'entendre dire au procureur du Séminaire, la plupart des membres du clergé, peut-être tous pour ne pas nous exposer à être injuste, l'avaient dans le cœur. Monsieur Caisse parlait, dans sa lettre, de voyage du Frère Didace à Rome, de démarches auprès du Révérend Père Raphaël, d'espérance de voir bientôt Didace sur les autels. Cette espérance était le partage de tous ceux qui alors connaissaient le saint Récollet ; et pour la réaliser, on fit en effet voyager le Frère Didace, c'est-à-dire qu'on envoya son portrait à Rome et on se mit en relation avec les autorités de l'Ordre Franciscain dans la Ville éternelle.

En 1887, Monsieur Louis de Gonzague Baillargé, ayant reçu de l'abbé Casgrain une photographie du Frère Didace, l'envoya à Rome par l'entremise de Mgr Tangua}^ qui s'y rendait alors. Monsieur Baillargé lui confia en même temps " la mission de voir à Rome, le Supérieur de la mission des RR. PP. Fran-

ciscains et de faire des démarches pour soumettre la cause de l'entrée de la béatification du Frère Didace Pelletier." Ainsi s'exprime Mgr Tanguay lui-même dans une lettre du 13 novembre 1891 à Monsieur G. F. Baillargé, neveu du précédent. Mgr Tanguay ajoute : J'ai remis (alors) au R. P. Supérieur le portrait photographié du saint Frère et lui ai fait prendre connaissance des notes précieuses recueillies sur la vie de cet humble Frère. Le R. P. Supérieur me dit alors qu'il en communiquerait avec l'avocat chargé de l'introduction de ces sortes de causes auprès du Saint-Père. " Mgr Tanguay terminait sa lettre en disant : " Si le cher oncle Louis a besoin d'un procureur ad hoc, je suis prêt à me rendre à Rome en octobre prochain (1892) et j'y travaillerai jusqu'à ce que j'obtienne un bon résultat.^" Mgr Tanguay désirait donc autant que Monsieur Louis de Gonzague Baillargé qui la désirait beaucoup, la glorificatioa du Frère Didace par l'Eglise.

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