I. Archives des Ursulines des Trois-Rivières
ques, publication mensuelle très intéressante, inséra dans le deuxième numéro, février 1895, sa notice du saint Récollet, avec un beau portrait du Frère, en première page de ce fas cicule.
Un autre historiographe canadien. Monsieur le Docteur N. E. Dionne, docteur es-lettres, membre de la société ro3^aledu Canada, bibliothécaire de la législature de Québec, historien très estimé et très connu par ses œuvres vraiment remarquables, a cru devoir lui aussi faire servir sa plume à la glorification du Frère Didace. Dans sa " Galerie nationale " publiée d'abord dans le Messager Canadien du Sacré Cœur de Jésus, puis en un très beau volume, Monsieur le Docteur Dionne place le saint canadien au rang des personnages qui ont illustré la patrie canadienne par leurs vertus ; un excellent portrait du Frère précède sa notice.'
I. Cette notice a paru dans le Messiger ^n novembre 1901. La "Galerie nationale" a été mise en volume en 1904, sous le titre : Serviteurs ei servantes de Dieu en
Ces diverses études sur le serviteur de Dieu, écrites par des plumes très autorisées et parues dans des publications atteignant toutes les classes de la société et portant ainsi à tous l'éloge sans restriction du Frère Didace, ont puissamment secondé l'œuvre de la Providence qui, on s'accorde à le reconnaître, semble vouloir conduire son serviteur jusqu'aux honneurs de l'autel.
Mais en dehors des revues susdites, sommesnous le premier à publier une biographie du saint Récollet ? Non. En 1894, la librairie Cadieux et Derome, Montréal, mit en vente la " Vie du Frère Didace, Récollet, par le R. P. Frédéric tle Ghyvelde, Commissaire de Terre-Sainte. " C'est une très intéressante brochure de 94 pages in-i6. Nous trouvons dans l'avant-propos une nouvelle preuve que la dévotion au Frère Didace était déjà très répandue en Canada. " Aujourd'hui, affirmait
Canida. — On retrouve aussi la notice du Dr. Dionne sur le Frère Didace dans les : Annales du Très-Saint Rosaire., ]\x\\\tX. 1906.
l'auteur, le Frère Didace, ou comme on l'appelle communément le bon Frère Didace, est déjà bien connu des âmes pieuses : on l'invoque avec confiance, comme un grand serviteur et ami du bon Dieu, et des faveurs vraiment étonnantes, obtenues par son intervention, viennent confirmer chaque jour en l'augmentant la confiance dans cet humble disciple de Saint François d'Assise. " C'est '* cette confiance toujours grandissante" et aussi "le désir pressant du Ministre Général de notre Ordre " qui portèrent le R. Père Frédéric à publier sa vie du Frère Didace.
Sans nous attarder davantage à retracer ce que les écrivains canadiens ont dit dans ces dernières années sur les vertus du Frère Didace, nous rappellerons un autre fait non moins significatif à l'endroit de la réputation de sainteté dont le serviteur de Dieu jouit de nos jours parmi ses compatriotes du Canada et même des Etats-Unis. Ce fait est la diffusion vraiment prodigieuse du vrai portrait du Frère Didace. Depuis 1891 surtout jusqu'au temps présent, c'est par milliers et par milliers que
•ce portrait a été reproduit, en assez grand nombre par la photographie, le plus grand nombre, croyons-nous, par la lithographie et la photogravure, de tout format, depuis un pouce carré jusqu'à seize pouces de haut sur treize pouces de large.
Sous ce dernier format, le portrait du Frère Didace a été reproduit en 1892 à Providence par les soins de Monsieur E. E. Nobert, curé ^e la paroisse Saint-Charles. Monsieur Nobert nous a écrit à ce sujet : "J'ai édité ce portrait du Frère Didace Pelletier, croyant alors que cela pourrait aider à sa béatification et après une retraite donnée par le bon Père Frédéric dans ma paroisse de Saint-Charles, à Providence. Voyant mes paroissiens et paroissiennes vénérer beaucoup ce serviteur de Dieu, j'ai cru devoir éditer ce portrait- •• Je le faisais encadrer, puis aux retraites, ces portraits étaient vendus au profit de l'église- •• Il s'en est vendu un très grand nombre et les faveurs obtenues par l'intercession de ce cher Frère Didace sont innombrables--- " D'après le R. Père Frédéric, M. Nobert fit tirer ce por-
trait à vingt mille exemplaires. En outre, le même Père a écrit en 1894, dans sa vie du Frère Didace\ que lui-même avait " distribué en quelques semaines plus de vingt mille portraits" d'un format plus petit.
En 1893, la Revue du Tiers-Ordre, Montréal, publiait ce qui suit: "Afin de favoriser la dévotion toujours croissante envers le bon Frère Didace et pour répondre aux nombreuses demandes qui nous arrivent de toutes parts, on a fait reproduire divers modèles de son image en photographies.^" Et ces photographies n'étaient pas à donner, mais à vendre. Le bon Frère Didace était tellement réclamé que pour suffire aux demandes, on en avait fait un article de magasin.^ On le trouvait