‹ Le freyschutzChapitre 24 sur 32 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

Un soir, défunte ma grand'tante Voyait en songe un revenant.

Ab ! quelle fut son épouvante I Elle pâlit. — Incontinent, Un monstre affreux, La flamme aux yeux, Agite une chaîne Et se traîne Vers elle à grands pas. — Je vois ma grand'tante, Muette et tremblante, Alors priant tout bas, Et puis criant, hélas !

Vite, elle appelle, au nom de l'ange son gardien! A l'instant chacun vient, Et eue voit-on là? rien.

Car le monstre était... Qui? Néron, notre gros

[chien !

(Agathe paraît triste).

Quoi 1 m'en veux-tu? mais comment faire

Pour te distraira Allons, ici!

Plus de souci !

La tristesse Qui t'oppresse Qu'elle cesse Désormais !

Que la crainte Soit éteinte Pour jamais!

Jeune épouse, sois contente, Que la grâce si touchante Nous enivre et nous enchan'.e.

Charme-nous Par des regards plus doux.

Quand on est jolie, Rêver est folie.

Envisage un deux espoir; Des rayons purs de l'aurore, Déjà l'ombre se colore ; Tout présage pour ce soir Un ciel moins noir, Dans l'avenir qui se fait voir, Se révèle un doux espoir.

RÉCITATIF

AGATHE

« Je rends grâce aux efforts de ta gaîté si bonne

ANNETTE

Il faut ouvrir ce coffre où l'on mit ta couro&2<?, Car voici les filles d'honneur.

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