BALLADE
Un soir, défunte ma grand'tante Voyait en songe un revenant.
Ab ! quelle fut son épouvante I Elle pâlit. — Incontinent, Un monstre affreux, La flamme aux yeux, Agite une chaîne Et se traîne Vers elle à grands pas. — Je vois ma grand'tante, Muette et tremblante, Alors priant tout bas, Et puis criant, hélas !
Vite, elle appelle, au nom de l'ange son gardien! A l'instant chacun vient, Et eue voit-on là? rien.
Car le monstre était... Qui? Néron, notre gros
[chien !
(Agathe paraît triste).
Quoi 1 m'en veux-tu? mais comment faire
Pour te distraira Allons, ici!
Plus de souci !
La tristesse Qui t'oppresse Qu'elle cesse Désormais !
Que la crainte Soit éteinte Pour jamais!
Jeune épouse, sois contente, Que la grâce si touchante Nous enivre et nous enchan'.e.
Charme-nous Par des regards plus doux.
Quand on est jolie, Rêver est folie.
Envisage un deux espoir; Des rayons purs de l'aurore, Déjà l'ombre se colore ; Tout présage pour ce soir Un ciel moins noir, Dans l'avenir qui se fait voir, Se révèle un doux espoir.
RÉCITATIF
AGATHE
« Je rends grâce aux efforts de ta gaîté si bonne
ANNETTE
Il faut ouvrir ce coffre où l'on mit ta couro&2<?, Car voici les filles d'honneur.