FINALE
ANNETTE, OTTOKAR, MAX, KOUNO, au fond. Le choeur, se tenant divisé par groupes et paraissant inquiet en contemplant Agathe et Gaspard. )
0 terreur !
Il l'a frappée au cœur !
Qu'a donc Gaspard le chasseur?
De regarder nous avons peur !
Destin perfide, Horreur! Le regard de larmes humide Est glacé par la stupeur ; Sur ce front déjà livide C'est la mort et sa pâleur.
(On apporte Agathe sur le devant du théâtre et on la pose sur un banc.) Agathe, revenant peu à peu.
Où suis-je?
Pourquoi souffrir ainsi?
ANNETTE
Reviens à toi !
Sauvée! ô Dieu, soyez béni 1
LE CnOEUR MAX et KOUNO.
Ah! quel heureux prodige.
Vient nous la rendre ici !
O ciel clément, merci !
GASPARD, se traînant.
Ah ! c'est la mort, oui... je la voi ! Le ciel l'emporte, hélas! c'est fait de moi,
agathe, se relevant.
J'existe encor; l'effroi m'avait troublée,
Au jour enfin j'ouvre les yeux, De ma douleur me voilà consolée Et je respire l'air des cieux.