LES SECOURS DE SOLIDARITÉ
Le Front du Travail accorde à ses membres des secours de solidarité indépendants des prestations versées par les organismes d’assurances sociales. Cette action d’assistance rappelle celle des anciens syndicats en la matière. Ceux-ci allouaient en effet à leurs membres des secours d’entr’aide mutuelle, des secours de voyage et de déménagement, des secours de chômage et
des secours pour conseils juridiques et enfin des secours pour maladie, invalidité, vieillesse et cause de mort. D’un point de vue purement syndical, cette action avait été fort critiquée, car elle menaçaït de faire perdre ses forces vives aux associations professionnelles ; elle est donc particulièrement à sa place dans le Front du Travail. L’ordre de grandeur des secours est sensiblement analogue, les prestations sont même parfois plus importantes, la situation financière du Front du Travail étant plus favorable que celle de nombreux syndicats.
Les secours sont présentement accordés en cas de maladie, de chômage, d’incapacité permanente causée par l’invalidité ou la vieillesse, aux victimes d’accidents du travail, aux membres d’une famille en cas de décès. Ces prestations ne constituent pas un droit pour le membre du Front du Travail en ce sens qu’il ne peut les réclamer par une voie juridique. Elles reposent uniquement sur les directives du D' Ley du 27 août 1934 : « la communauté du peuple qui appartient au Front du Travail a pour but de venir en aide à ses membres tombés dans la misère ou le besoin ». Elles sont une expression réelle de la communauté. Ces prestations ne sont toutefois pas de simples secours d’assistance, car les directives précitées réglementent d’une manière très précise les conditions auxquelles sont soumis, l’allocation de prestations, leur durée et leur montant.
La durée et le montant des prestations dépendent des cotisations versées au Front du Travail.