Extrait du Cours de paysage, par Allongé
les horizontales fuyantes de la porte elle-même. Puis vous écrasez, également en tous les sens, le ton du fusain à l'aide du tortillon,, et, sur le feuillet ainsi obtenu, vous dessinez les branches d'un trait fin de fusain, après avoir préalablement construit les troncs d'arbres. Les rehauts de vigueur, en noir, doivent toujours être placés d'abord clans le bas du dessin à l'endroit où les masses s'attachent au sol. Elu effet, dans la nature, plus vous descendez vers le sol, plus les masses sont épaisses et moins la lumière y pénètre. Sur le terrain, au contraire, et à découvert, la lumière frappant à plat, vous devez avoir un massé plus clair et plus gris, sur lequel vous obtiendrez les lumières de l'herbe par de petites touches fines de mie de pain, exécutées à l'aide du tranchant de la boulette aplatie. Çà et là quelques touches sobres de fusain donneront de la profondeur aux touffes d'herbe. Je n'ai pas à insister pour l'exécution de la porte : enlevez franchement les poutres au tortillon propre sur le ton de fond, de môme pour le chaume que vous éclairez ensuite à la mie de pain ; et quelques touches bien vigoureuses, là où elles sont si nettement indiquées dans le modèle, vous donneront la perspective et l'effet.
LEÇONS ÉCRITES