‹ Le ganglion lymphatiqueChapitre 12 sur 47 · LES VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

LES VARIÉTÉS

Les macrophages différent les uns des autres, quant à la taille, quant

aux réactions tinctoriales et à la structure du protoplasma, quant à la configur ation du noyau, quant à leur activité fonctionnelle.

Jlexiste toutes les formes de passage entre certains macrophages, dont les dimensions n'excèdent pas celle d' une hématie et ie macrophages ayant une taille géante.

La coloration rose est la teinte la plus fréquemment marquée dans le corps de ces éléments. Mais elle varie des tons pâles aux tons les plus violents. De plus une certaine quantité de bleu s’y allie parfois au rouge . de telle sorte 1 le protoplasma de certains macrophages est plus ou Moins violace.

Avec les variations de teinte coexistent des changements de structure. Ils sont liés à l'apparition ou à la disparition d'un spongioplasma réticulé. Taptôt le protoplasma de ces éléments semble formé d’une masse opaque et homogène, tantôt il parait agencé en une sorte de treillis délicat creusé de vacuoles, tantôt il est à la fois transparent et légèerement grenu.

La configuration du noyau diffère d'un élément à » l'autre. En effet, il peut être arrondi ou incurvé,

enroulé ou découpé. se L'enroulement, la découpure de certains macro- Fig. 3. — Macrophage de phages, sont parfois tels que ces caractères rappro- fee tee à OYan chés des grandes dimensions de quelques- uns d’entre eux, permettent de les comparer aux mégacaryocytes ou cellules à noyau Doussoonnant de la moelle osseuse. A l’état normal l’activité fonctionnelle - des macrophages est bien peu marquée. Gà et là néanmoins, un de ces elé- —…. ments peut inclure soit isolément, soit simultanément des hématies et des polynucléaires encore intacts.

Les fragments d'hématie s’y transforment en corps irréguliers, jaunâtres, bd aspect cristallin.

Les polynucléaires y subissent la plasmolyse et la karyolyse métachromatique. Le corps et les granulations fondent, tandis que le noyau se - fragmente en boules et en grains opaques, se colorant en bleu, puis en - en bleu verdâtre, puis en vert (éos.-or., tol.).

Dans certains cas, ces débris s'accumulent dans le corps des macrophages au point d'en -voiler complétement les affinités tinctoriales.

Mais ces cellules n’en restent pas moins reconnaissables grâce à la pré- : |sence du noyau clair à grain de chromatine central et à leur bordure nette.

Multiplication des macrophages. — Les macrophages se reproduisent par division indirecte et celle-ci se traduit tantôt par des figures milotiques symétriques, tantôt par des figures mitotiques asymétriques.

Origine des macrophages. — Les macrophages dérivent en partie au moins des cellules conjonetives du ganglion.

Système folliculaire. — Dans le système folliculaire, il est des macro-

phages de toute taille, à corps arrondi ou irrégulièrement conformé qui sont étroitement encadrés par les travées du tissu réticulé.

En se basant exclusivement sur les caractères morphologiques on ne peut les distinguer des cellules du réticulum, car les deux variétés d’éléments possèdent le même protoplasma rose pâle ou rose foncé, le même noyau clair. |

La seule différence consiste dans la limitation nette du corps des macrophages.

Mais il est des points où la démarcation ne saurait être établie entre les macrophages et les cellules conjonctives. Là, en effet, des cellules à corps rose et à noyau pâle sont en partie libres et en partie confondues avec un plasmodium, soudé à la chaine conjonctive de la substance réticulée. En un mot, les macrophages et les cellules conjonctives du système folliculaire sont des éléments de même souche possédant la même structure intime et ne différant que par leurs rapports.

Quand ïls sont fixés, nous les appelons des cellules conjonctives : quand ils sont libres, nous les dénommons des macrophages ‘. Ces derniers sont à vrai dire des cellules conjonctives mobilisées et, réciproquement, on pourrait considérer les cellules conjonctives comme des macrophages fixes.

En effet ces cellules sont douées de la propriété giganto-phagocytaire,

comme le démontre la présence des Tingible Kôrpers de Flemming dans

leur protoplasma. Qu'est-ce que les Tingible Kôrpers? Ge sont des corpuscules nettement arrondis ou irréguliers, de dimensions inférieures à celles du noyau d'un lymphocyte, uniformément teintés de bleu violet foncé, ou mi-partie opaques et mi-partie clairs.

Les petits corps sont disposés en groupes, arrondis ou en chapelet, parfois assortis deux à deux. Ge sont incontestablement des débris de noyaux

leucocytaires comme l'ont supposé Bezancon et Labbé. Or ces fragments .

nucléaires sont disposés en général autour de noyaux clairs, noyaux du plasmodium conjonctif du réticulum. Ainsi les cellules conjonctives sontelles des « macrophages » fixés de même que les macrophages sont des cellules conjonctives libres.

Macrophage du système caverneux. — Les macrophages du système

caverneux sont des éléments identiques à ceux que nous venons de

décrire, à quelques différences près.

1. Les ln libres du ganglion qui dérivent des cellules fixes du ganglion, d'après Rabl et Baumgarten, Ribbert et Hansenmann, sont pour nous des macrophages.

dé i cames, à à "

fe):

Page 1