ÉTUDE HISTOLOGIQUE
est en général atrophié; 3 des fibres élastiques disposées en réseau; . 4 des fibres musculaires lisses, espacées (chez certains animaux du moins tels que le cheval, la souris, le bœuf). | Les fibres conjonctives et élastiques de la capsule s’anaästomosent en dehors avec les fibres conjonctives et élastiques du tissu cellulo- -adipeux - environnant. En dedans ces éléments se continuent de même que les fibres . musculaires lisses dans l'épaisseur des septa, dans les gaines périvasculaires du coin fibro-vasculaire, dans les travées fibro-vasculaires irradiant … dans la zone médullaire. Enfin les fibres conjonctives, élastiques et mus- - culaires lisses de la capsule et de ses dépendances se pr olongent clans les °° cloisons qui circonscrivent les mailles du système caverneux.
SYSTÈME CAVERNEUX
. Au niveau de la zone corticale les fibres conjonctives et élastiques qui constituent les trabécules du système caverneux font suite à celles de la
capsule et des septa.
| Au niveau de la zone sous-corticale (médullaire) ces fibres procèdent des
…. piliers fibro-vasculaires compris entre les cordons folliculaires.
4 Mais ces piliers interfolliculaires sont simplement représentés, en certains
points, par une artériole ou une veinule.
- Alors ce sont les fibres conjonctives et élastiques de ces parois vascu-
… Jaires qui irradient directement dans l'épaisseur des cloisons du système Caverneux. | |
… - Telle est l’origine des fibres conjonctives et élastiques contribuant à
… former les travées du système caverneux, mais où en est la fin? Elles
viennent s'insérer sur la bordure du squelette fibro-élastique des masses
folliculaires, des follicules et des cordons folliculaires.
- D'après certains auteurs il y aurait continuité de substance entre les fibres conjonctives et élastiques des deux systèmes. (Ranvier.)
Avec Ranvier-Renaut, nous devons reconnaître que les cellules des tra-
vées sont disposées en facon d'endothélium. Ces auteurs ont du reste
décelé au niveau du système caverneux des lignes d'imprégnation par le nitrate d'argent. Celles-ci sont comparables à celles que le sel d'argent
détermine au niveau des endothéliums de recouvrement, de l'endothélium
péritonéal par exemple. Mais ce vernis endothélial tapisse aussi les parois qui limitent le système caverneux.
Dans la zone corticale il recouvre d'une part la face interne de la capsule et les septa, et d'autre part la surface des masses folliculaires et des follicules.
Dans lazone médullaire il se prolonge d'un côté sur les piliers fibro- - vasculaires, de l’autre sur les flancs des cordons folliculaires.
Be Nous dirons done avec Renaut que le système caverneux est une sorte . de sac lymphatique cloisonné et interposé aux systèmes folliculaire et capsulaire.
4 nes ce n’est pas un sac M natque hermétiquement clos. Au niveau
LA
du système capsulaire le revêtement endothélial se continue en celui des vaisseaux lymphatiques afférents et efférents (Recklinghausen).
Au niveau du système folliculaire il s’infléchit sur le pourtour de sortes
d'ostioles par lesquelles la substance folliculaire dégorge son contenu dans les sinus caverneux !. En ces points les cellules endothéliales de recouvrement s’anastomosent avec les cellules des trajets Iymphatiques intra-folliculaires.
Enfin les voies d’imprégnation fournies par le nitrate d'argent sont discontinues au niveau des parois du système caverneux et sur les trabécules qui le cloisonnent. Le dallage endothélial est partout disjoint, et principalement au niveau des trabécules du système caverneux.
Nous verrons ultérieurement l'importance de cette constatation.
SYSTÈME FOLLICULAIRE
L'appareil de soutènement du système folliculaire est un assemblage de travées grêles circonscrivant des mailles lymphatiques étroites et parcouru par des vaisseaux sanguins.
Ces vaisseaux sont des artérioles, des veinules et des capillaires ant soit des fentes allongées en rayons de roue, soit des trous arrondis et béants. Gertains capillaires ont un aspect particulier dû à l'épaisseur de leur endothélium qui se compose de cellules volumineuses à grand noyau pâle renfermant un ou deux grains de chromatine centraux.
Par leur face externe, artérioles, veinules et capillaires donnent Rate
aux cloisons du tissu réticulé (Ranvier), cloisons limitant les lacunes où sont logées les cellules libres. Ces aréoles sont orientées de différentes facons. Au niveau des follicules elles sont disposées concentriquement par rapport à l'axe médian du nodule. Dans la nappe réticulée et les cordons folliculaires l’ordination en est quelconque sauf en bordure où elles se
placent en séries parallèles à la surface de la masse folliculaire ou du cordon
folliculaire. Structure des travées. — D'après certains auteurs les travées du réticu-
lum sont constituées par des cellules conjonctives étoilées et anastomosées.
— elles représenteraient une formation cellulaire pure. D’autres auteurs y décrivent deux réseaux distincts — l'un fibrillaire, l’autre cellulaire.
Au point de vue descriptif les travées du réticulum sont décomposables en deux parties : l’une centrale, l’autre périphérique; centralement, ces travées sont constituées par des fibrilles élastiques et conjonctives, à leur périphérie elles sont doublées par des cellules aplaties dont on ne voit guère que les noyaux saillants vers la cavité de l’alvéole lymphatique. Les fibrilles élastiques et conjonctives émanent directement des parois des vaisseaux et se prolongent suivant toute l'étendue du réticulum folliculaire en passant sans interruption d'une travée à la suivante. Dans ce trajet les
1. Quand on pousse avec force une injection dans les voies lymphatiques du gan-
glion, la matière à injection peut passer du système caverneux dans le système folli-
culaire. (Ranvier.)