‹ Le ganglion lymphatiqueChapitre 8 sur 47 · LES · texte numérisé non relu

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Elles sont clairsemées dans une gangue protoplasmique grenue semée

de noyaux pâles arrondis ou ovyalaires, à contour net, à chromatine imper-

ceptible ou réduite à un minuscule grain central. Gà et là ce plasmodium

conjonctif est trouë pour donner passage à un capillaire sanguin ou pour loger des cellules Iymphatiques.

Enfin en dehors des centres clairs, au niveau des follicules, de Ja nappe réticulée, des cordons folliculaires eux-mêmes, il est des régions où la conformation du réticulum se rapproche de celle que nous venons de décrire en raison de la prépondérance des cellules conjonetives sur le tissu fibrillaire. À voir en ces points des cloisons presque exclusivement formées par des cellules conjonctives anastomosées au niveau de leurs extrémités, adossées au niveau de leur corps, on serait tenté de dire avec certains auteurs que le réticulum est une formation cellulaire pure *.

HISTOGÉNÈSE DU RÉTICULUM?2

Cet article ne comporte pas l'étude de l’'histogénèse du ganglion. J'en dirai cependant quelques mots, car elle jette une certaine clarté sur le sujet un peu obseur que nous venons d'exposer.

L'ébauche du ganglion est représentée chez le fœtus de Mammifères

tissu conjonctif primordial, tandis qu’à la périphérie se trouvent des bronches vasculaires à sang rouge et à sang noir, parce que le tissu conjonctif $ y trouve à une phase de développement plus avancé ». (Retterer, Journal de l’An. et de la Physiol.. n° 5, 1901.) D’après Retterer, le tissu lymphoïde est primordialement un tissu cellulaire plein dans lequel se différencient secondairement le reticulum fibrillaire.

+1. C’est une opinion que j'ai partagée au début de mes recherches sur la structure de la rate. Je me suis aperçu depuis que cette question devait étre envisagée avec éclectisme.

2. L'étude du réticulum de la substance folliculaire a été faite par les procédés les plus différents.

Coupes et coloration. — Pinceautage (His, Ranvier, Malassez); dissociation au diapason (Renaut); macération dans la soude (Hæhl); digestion par la trypsine (Hoyer); macération dans la potasse (Mall).

Les auteurs qui admettent que le réticulum est constitué à son état de développement complet par des travées fibrillaires sur lesquelles s’appliqueraient des cellules conjonctives sont : Henle, His, Bizzozero, Ranvier, Ellenberger, Hoyer, Hæœhl, Recklinghausen, Sisto et Morandi.

Les auteurs qui voient dans le réticulum surtout une formation cellulaire sont : Leydig, Toldt, Frey, Krause, Orth, Demoor, Chiewitz, Kôlliker, Schenck, AB

Mais ces deux théories compor tent des variantes.

a. Le réticulum est formé de fibrilles et de cellules. Les cellules sont des céllies conjonctives, mais quelle est la nature des fibrilles ?

1° Elles sont de nature conjonctive. (His, Recklinghausen, Ranvier, Bizzozero, Hœhl.)

2° Ce sont aussi des fibrilles élastiques. (Melnikow-Raswedenkow, Sisto et Morandi, Hœhl, Retterer.)

3° Les fibrilles ne sont ni conjonctives ni élastiques. Elles ne donnent pas de la gélatine par action. Elles résistent plus longtemps à l’action de la potasse et de la trypsine que les fibrilles de tissu collogène. (Mall.)

b. Le réticulum est essentiellement une formation cellulaire.

1° C’est une formation cellulaire pure, simple (Krause) ou complexe. Il existe un premier réseau constitué par des cellules anastomosées sur lequel s'applique un endothélium. (Demoor.)

> Des fibrilles existent dans le réticulum mais elles sont un prolongement des cel- -

lules. (Kælliker, Orth.)

1127] - ÉTUDE HISTORIQUE 13 par un assemblage (le cellules conjonctives jeunes à corps arrondi ou ovalaire hérissé de filaments protoplasmiques.

Les filaments protoplasmiques des éléments voisins sont unis entre eux par continuité de substance.

Ainsi est constitué un plasmodium dont les unités morphologiques sont des cellules conjonctives embryonnaires.

. CGelles-ci se disposent régulièrement sur un ou plusieurs rangs pour former la paroi des vaisseaux sanguins primordiaux.

Elles limitent d'autre part des mailles irrégulières qui sont les lacunes lymphatiques primitives.

: Mais peu à peu se différencie avec les progrès du développement un réseau fibrillaire conjoint au réseau cellulaire.

Il est formé de fibrilles conjonctives et élastiques qui se développent dans l'épaisseur du plasmodium central.

Il existe un véritable balancement entre l'accroissement du réseau fibrillaire et la réduction de volume des cellules conjonctives.

Mais en certaines places persiste la prédominance de l'élément cellulaire sur le tissu fibrillaire. De tels points sont ceux où la structure de l'appareil de soutènement se perpétue à un état voisin de l’état fœtal.

Ils correspondent en général aux Keimcentrums de Flemming ou centres clairs. IS is cnfent des centres histogéniques du tissu conjonctif et parfois …. aussi des foyers de développement des cellules libres que nous allons étudier.

B. -— Les éléments libres.

Nous appellerons éléments libres du ganglion ceux qui sont placés dans les mailles du tissu folliculaire et du tissu caverneux. Parmi les éléments libres du ganglion, il en est dont l’origine est évidente. Ge sont des plaquettes et des mononucléaires de toute taille, dépourvus de granulations, véritables autochtones du territoire lymphatique. Mais à côté de ces organites et de ces cellules, il est d’autres organites et d’autres cellules dont l'origine est douteuse.

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