SCÈNE
M. GOBINART , THÉRÈSE , BADIN , curieux.
PADiN, en grande livrée.
Messieurs et Mesdames, vous allez voir paraître monsieur Muscade , escamoteur , physicien ; après plusieurs tours plus surprenans les uns que les autres , il escamotera ^itpelits enfans et une jeune demoiselle , sans que personne s'en ajierçoive. I /^ - X :;
GOBINART. I r^^^
Diable ! cela promet.. Mais rentrez, ma fille , on ne sait pas ce qui peut arriver., et nous fermons la porte à double tour. Voilà ce qui s appelle un enfant docile. (Sitôt qu'il a le dos tourné , Thérèse ouvre la fenêtre, y Vowv y ows^ {aux jeunes personnes) mesdemoiselles, tenez-vous bien. {A Badin) Ah çà, vous dites donc qu il va tout faire paraître et disparaître.
BADIN
A sa volonté. Mais ce nest pas ce quil fait de plus ëton:iant ; ça se vois partout. . V; - v\v>'-'- *v •
. . Air : Faudei^ille de Lantara.
Le souvenir d'une dette , Le de'jeûner d'un glouton , Lies écus à la roulette , . L'esprit d'un ampliytrion , Les attraits de nos coquettes , Le bon vin dans dans un banquet , L'innocence des fillettes , Çà parait et disparaît
La richesse d^un artiste, La prudence d'un jaloux , La pudeur d'une modiste, L'éloquence d un époux *, D'vant la valeur afiermie D'cent Français qu'on attendait , Toute une arrhëe ennemie , Çà paraît et disparaît,