ACTE DEUXIÈME
S'iDleirompaot.
Mon cher comte, je serais ravi de garder ces vers, en souvenir de notre amitié naissante !
CHATELARD.
Vous me faites aise en les acceptant!
ARTABAN
. Merci! (a part.) Quelque soir à quelque belle je les dirai comme étant de moi. (Hant.) Ah çà ! mordioux ! il ne s*agit pas de soupirer, il s'agit de dire vous-même à la reine adorée ces gentils verselets.
CHATELARD.
Adieu, chevalier.
ARTABAN
Mais je ne veux pas que vous alliez vous faire tuer, je veux que vous soyez heureux et que vous viviez pour votre reine, puisque vous l'aimez.
CHATELARD.
Si je l'aime!
ARTABAN
Eh bien! elle ne vous a point défendu de l'aimer. . pourquoi donc vous désespérer?
CHATELARD.
Mais comment oser jatiiais lui avouer?...
ARTABAN
Mordioux! je vous y aiderai, s'il le faut.
CHATELARD.
Vous?
ARTABAN
Écoutez-moi, mon cher enfant. Il y a quelques instants seulement, tout à l'heure, avant votre arrivée, j'étais bien résolu à changer mon épée contre le bâton du voyageur.
CHATELÂRD.
Gomment ?
Un moment de découragement. Je voulais fuir Paris et retourner au château de mes pères.
CHATELARD.
Eh bien?
ARTABAN
Eh bien! maintenant que je vous ai revu, que vous m'avez fait l'honneur de me prendre pour confident^ maintenant qu'il m'est prouvé que vous avez besoin d'un frère adné, d'un cœur fidèle et dévoué, je reste ici pour mettre à votre disposition tout ce que je puis posséder d'amitié, de courage, d'adresse et d'ingéniosité .
CHATELARD.
Mon ami !
ARTABAN
Il faut que le neveu du chevalier Bayard soit présenté à la reine Marie comme le poète le plus éperdument épris de sa souveraine!
CHATELARD.
Ah! chevalier, vous me faites revivre!
ARTABAN
Je l'espère bien, mordioux, et ce n'est pas fini. Fiez-vous à moi, je serai bon pilote, vous verrez !
CHATELARD.
Ahl comment m'acqnitter envers vous?
ARTABAN
Vous acquitter! si vous saviez ce que je vous dois, moasieur le comte !