ACTE DEUXIÈME
MADAME TOBT.
Voyez ailleurs, je n'ai pas mieux.
Artaban entre avec Thomaasia qui porte trois malles et semble on ne peut pins dépité.
ARTABAN
Holàl... quelqu'un I... (a Thomasaîo.) Vous m'avez l'air bien morose depuis notre départ de Paris, monsieur Thomassin ; est-ce de porter mon bagage qui vous incommode?
thomassin.
Ce n'est pas encore trop sa pesanteur qui me gêne, monsieur le chevalier, c'est surtout son inutilité .
ARTABAN
Plait-il ?
THOMASSIN
Dame... tous me faites traîner trois malles, et il n'y a rien dedans.
Est-ce qu'un Paycerdac pourrait voyager sans un bagage de cette importance ?
thomassin:
Cependant!...
ARTABAN
En voilà assez ! et devant le monde, ayez soin de porter péniblement ces malles afin qu'on les croie bourrées jusques
au couvercle, (a madame Toby qui rentre.) Est-CO VOUS, madame,
la maltressd de cette auberge ?
MADAME TOBT.
Hélas! oui, mon gentilhomme, madame Toby pour vous servir.
ARTABAN
Eh bien, ma'dame Toby, veuillez me faire préparer un ap-
parlement complet, trois ou quatre pièces donnant sur le port, et une chambre en haut pour mon valet.
MADAME TOBT.
Seigneur cavalier, je n'ai plus rien, Thôtellerie est pleine. Je n'ai que ma chambre et il y a déjà huit personnes.
ARTABAN
Ah I Eh bien, nous logerons chez mon ami l'ambassadeur d'Angleterre. (Bas à Tbomassio.) Notre dignité est sauvée, car nous avions à peine de quoi payer, n'est-ce pas ? Combien m'as-tu dit qu'il te restait?
J'ai déjà eu l'honneur de|d ire à monsieur le chevalier qu'il ne me restait rien du tout !