LES DEUX AUTRES BOURGEOIS
Fuyons!...
ARTABÂN, bas à Chàtelard.
Hâtons-nous, les flots sont changeants. (Saluant la reine.) Majesté, entrez Tâme .tranquille dans votre palais.
RING) avec un cri de rage.
Elle n'y entrera pas.
Un conp de fea a retenti. Chàtelard, qiii a couvert la reine de son corps, porte la main à sa poitrine.
LA REINE, à Cbâtelard.
Vous êtes blessé?
La reine chancelle et s'appuie sur Stella. — Les seigneurs français vont s'élancer snr Ring.
ARTÂBANj se pla(;ant devant eux.
Arrêtez ! le vrai peuple condamne les assassins, et il va faire justice!
Un revirement s'opère instantanément, et la foule se tourne furieuse contre Ring.
LA FOULE
A mort! à mort, l'assassin!...
Ring disparait dans les flots du populaire.
RUTHWEN, à part, avec rage.
Cet homme est le démon.
LA REINE, émne.
Appuyez-vous sur votre reine, monsieur.
il6 LE GASCON
ARTABAN
Entrez à Holy-Rood, madame, sous la protection de vos fidèles épées.
Les seigoeors français font la haie. La reine s'éloigne sous nn dôme d'épées. RUTHWEN, bas aux puritains.
Ce sol qu'ils ont osé fouler, il les recouvrira.
LA FOULE
Hurrah pour la reine I