‹ Le gateau des reines comedie en cinq actes, en proseChapitre 101 sur 109 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Un trône pour votre fille ?

STANISLAS

Oui.

LE TELLI EK.

Mais, sire, votre exil, vos sou (1 rances, tous ces malheurs près de recommencer, si vous refusez?... Vos misères, sire... vos nuits sans feu... vos jours sans pain?...

STANISLAS

lit ma parole que je vous ai donnée !

LE T.ELL1ER; avec effort.

Je vous la rends, sire.

STANISLAS

Je ne la reprends pas. A Wissembourg, c'était possible ; mais à Versailles, quand on m'offre un trône... Non, mon ami, non!

Mais, sire, on dira...

STANISLAS

Quoi? que j’ai été un pauvre ambitieux?... Parbleu ! qu’on le dise ! Mais, du moins, je serai resté honnête homme.

Sire, je suis touché jusqu’au fond du cœur de votre générosité; mais je ne dois pas...

Vous n’aiinez donc pas ma tille ?

Ce doute... Oh! mon Dieu!

STANISLAS

Quoi ! cette charmante tète dans laquelle il n'y a jamais eu une pensée qui ne fût pour vous, ce cœur si pur que vous avez fait battre le premier !... Allons, dites que c'est vous qui retirez votre parole, et je comprendrai...

LE TE LL 1ER, sc jetant aux pied» du Roi.

Sire, ce reproche...

STANISLAS, le relevant el l'attirant sur »on*œur.

Appelle-moi donc ton père ! et laisse-moi voir tes larmes. Quel trône en a jamais fait verser d’aussi douces?

Je n’ai pas la force de résister, et pourtant... Non, sire, je n’abuserai pas de votre loyauté de prince, de votre tendresse de père... Je ne dois pas... je ne puis pas... Votre fille, d’ailleurs, ne s’est pas encore prononcée, et c’est elle seule qui...

STANISLAS

Eh bien ! puisque vous voulez attendre que Marie vous dise elle-même... tenez, la voici.

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