MARIE, STANISLAS, GERTRUDE
STA N1SLAS.
C’est très-mal, Gertrude, c’est.lrès-mal ! Vous ne faites rien, mais rien de ce que je vous dis. Ne vous ai-je pas ordonné d’acheter un arrosoir, trois bêches, et un râteau pour remplacer celui qui s’est brisé l’autre jour ? (u passe à droite.)
GERTRUDE
Mais...
- 8 IÆ GATEAU DES KEINES.
STANISLAS, loin es marchant.
.Du buis pour garnir les plates-bandes ?
K ’ • - GERTRUDE
Mais, pour acheter, il faut...
MARIE, lias A Gertrude.
Prends garde !
. jS|» STANISLAS, en marchant.
"| « Des graines pour les semer après la fonte des neiges? Des ar bustes dont j'ai le plus grand besoin ? (n passe à gauche.) En vérité vous êtes d’une négligence, d’un oubli, d’une paresse !... Ache tes 'donc, quand je vous dis. . .
GERTRUDE , avec ménagement.
Hais encore une fois, pour acheter... pour acheter, il faui
MARIE, has h Gertrude. „
STANISLAS
squ’il en est ainsi, allons ! c'est moi qui me charge de ces ttes... voilà! Dès que ma pension sera arrivée, j’irai moi-
pi s’assied sur le fauteuil à gauche.) GERTRUDE, à part.
pension!...
(Elle se remet à son dévidoir.) MARIE , s’approchant de Stanislas.
, mon père...
STAN ISLAS
non plus, Marie, tu ne fais rien de ce que je te dis, et je ue je serai forcé d’acheter aussi tes robes , puisque tu nés, malgré mes ordres, a en porter d’aussi vieilles, li fanées que celle-là.
MARIE
i, mon père, cette robe n’est [tas vieille, elle n’est pas fanée.
STANISLAS
- : ■ ttu'y a que deux ans que tu la portes.
MARIE
Ujdfan, s’il vous plaît !
STANISLAS
ilà trois hivers que je te la vois.
MARIE
!• ' * . , Deux seulement.
A . V; STANISLAS
Donc, il y a deux ans que tu l’as... à moins qu’il n'y ait pas