‹ Le gateau des reines comedie en cinq actes, en proseChapitre 65 sur 109 · MADAME DE PRIE, MADEMOISELLE DE VERMAN- I) 0 1 S, SOEUR MODESTE · texte numérisé non relu

MADAME DE PRIE, MADEMOISELLE DE VERMAN- I) 0 1 S, SOEUR MODESTE

SOEUR MODESTE, qui a descendu l’escalier, reuieUaut une lettre 4 mademoiselle de Vermandois.

Pour VOUS, madame. (Elle remonte au fond.)

MADAME DE l' R 1 E, qui entre par le fond, à part.

Le courrier est parti. (Apercerant mademoiselle de Vermandois qui lit ta lettre.) Ah !

MADEMOISELLE DE VERMANDOIS, après laleclaredc sa lettre.

Qu’ai-je lu?

MADAME DE PRIE, à part.

Elle a lu !

MADEMOISELLE DE VERMANDOIS

Moi !... Non, ce n’est pas possible !... Quel rêve!... que^ changement de destinée!... Est ce bien moi qu’on vient chercher ainsi au fond d’un couvent pour Taire asseoir sur le premier trône du monde? Passer en un jour, en un instant, de l’humilité du cloître au pouvoir suprême ! Il n’y a que le ciel qui puisse vouloir un tel miracle... C’est donc le ciel qui le veut, (a sœur

Modeste avec auioriu*, dignité et transformation complète dans là voix et le re-

gard.) Une voiture à mes armes!... Qu’on ouvre la grande grille!... (Soeur Modeste sort. A madame de Prie.) Madame de Saint-Ré-

vial, pour vous mon premier acte de justice!

MADAME DE PRIE

Que voulez-vous dire?

MADEMOISELLE DE VERMANDOIS

Vous ne voulez plus vivre, m’avez-vous dit tantôt, sous le j« ug odieux de votre mari. Oh! oui, je comprends maintenant <ju>. vous teniez à être maîtresse chez vous. C’est un droit, un dioil inviolable.

MADAME DE PRIE, à part.

Quel changement subit dans sa voix, dans ses pensées!... C’est à ne -pas y croire.

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