‹ Le gendre de M. Pommier comedievaudeville en trois actesChapitre 32 sur 55 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

RENAUD, POMMIER, caché. **

L’accès de mon beau-père doit être passé... et à l’aide d’une petite explication... Mais cette Graziella, que je croyais à Bruxelles, quelle idée d’arriver ici... et d’éclater comme une bombe!...

(tout en parlant, il s’est approché do la table et il prend machinalement le poignard.) Tiens , un beau poignard ! (Enonçant le poignard daus la table.) Elle est bonne, la lame de ce poignard ! comme dit monsieur Antony...

* Dunois, Pommier.

** Renaud, Pommier.

POMMIER, l'observant, & part.

11 opte pour le poignard...

RENAUD, allant au canapé et t’asseyant sur le pistolet.

Un pistolet!... (il \a le poser sur la table, prend la petite bouteille, la regarde avec étonnement et la repose. Voyant le fusil.) Un fusil!... (il le prend.)

Ah ça... que signifie? Tout un arsenal!... (*pe^evant pommier qui disparait derrière le rideau.) Hein!... ÎTIOII beau-pèic!... Est-Ce que Ce serait lui qui aurait disposé tout ça?... Dans quel but?... nous

allons Voir!... (il prend le fusil j «l'un ton tragique.) Oh!... la Vie!... ld

vie! énigme étrange... dont le mot est là dedans!... (n tient le

fusil dans la direction du rideau où est caché Pommier.) Dire qil'il me Suffirait d’appuver le doigt sur ce petit morceau de fer pour qu'une créature humaine...

POMMIER, criant , derrière le rideau.

N’appuyez pas... 11 est chargé!...

* RENAUD, simulant l’étonuemeut.

Mon beau-père!... Ah ça, que faisiez-vous là?...

POMMIER

Je prenais l'air... après la scène de tout à l'heure...

RENAUD

Mais la fenêtre est fermée...

POMMIER

J’allais l’ouvrir...

RENAUD

ExpHquez-moi donc pourquoi cette table, ces meubles se trouvent là, chargés de tous ces petits biblots?

POMMIER

Oh! c’est bien facile... c’est bien facile... Je vais vous dire... fTm-embarraaté.) Cette table... eh bien... voilà... C’est très-facile... la table... ce matin elle était ici... et ce soir...

RENAUD

Oui... la table... ça se comprend... elle était là, et on l’a mise ici... mais les biblots... tous ces petits biblots?...

POMMIER

C’est bien facile aussi... c’est... (a pan.) Ah! m’y voilà!... 1

S iant.) J’étais en train de les serrer... parce que je me disais : *

on gendre a la tète montée... Et si par hasard il trouvait sous sa main... un poignard... un pistolet... ou un fusil...

RENAUD, à lui-même.

Oh!... ça n'est pas clair... il ne peut pas, cependant, avoir intérêt à se débarrasser de moi... Voyons jusqu’au bout.

POMMIER, >e précipitant sur le fusil que Renaud tient encore.

Mon gendre, lâchez ce fusil... je vous en prie!

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