ACTE III
ZOÉ, étonnée.
RENAUD
•Attendez... mais je flaire une gredinerie. .. Si tous m’avez fait épouser votre fille, c’était donc uniquement pour qu elle fût comtesse?
• POMMIER
Un peu.
Et comme vous me croyiez malade, vous espériez qu’elle deviendrait veuve?
POMMIER
Avant huit jours... c'était convenu.
RENAUD
Et alors vous l’auriez mariée au marquis de la Houspignolle?
POMMIER
Et j’espère bien la marier encore.
RENAUD
De sorte que ces pistolets, ce poignard, ce fusil... que vous aviez si bien disposés hier... vous n*auriez pas été fâché de me voir...
POMMIER
Eh bien ! oui, là !
* RENAUD
Ah! monsieur Pommier!
ZOÉ, indignée.
Ah! (Allant à Renaud, qni la prend dan» se« brai.)* Mais SOiS tranquille,
va, mon petit mari, je n’aimerai jamais que toi.
POMMIER, exaspéré.
Elle le tutoie !
Ma chère petite- femme!
POMMIER, fnrienx.
Monsieur, je vous défends d’embrasser ma fille. .
■ RENAUD
As-tu fini?... Mais tafille, c’est ma femme. *
ZOÉ
Certainement.
POMMIER
Monsieur !
RENAUD
J’ai le droit de l'embrasser... et je l'embrasserai... et toujours... et toujours... et toujours, (il rembrawe k pUrntar» Mprini.)
* Renaud, Zoé, Pommier,
POMMIER
Drôle!... polisson!...* je saurai bien t’en empêcher... Avant une heure lu seras coffré.
zoé.
Je vous préviens, mon père, que s'il arrive la moindre chose à mon mari, j’entre au couvent. •
POMMIER
Tu m’abandonnes !
Je ne vois {dus personne... et je reste enfermée, comme lui, rendant cinq ans.