SCÈNE VII
Les Mêmes, ZOÉ."”’
ZOÉ, à la cantoonade.
Placez mes chapeaux dans les cartons, et mes robes dans la malle.
* Renaud, Pommier.
"Pommier, Renaud.
*" Pommier, Renaud, Zoé.
POMMIER
Hein! ma fille aussi!
- RENAUD
Votre fille aussi.
POMMIER
Zoé, tu pars!-
C’est mon devoir, mon père !
RENAUD
Ah! scélérat de papa Pommier!... vous vouliez ma mort!...
POMMIER
Mais non... mais non... tout ça est changé !... Ce que je demande, c’est que nous vivions tous trois bien gentiment!... ou si vous partez... je veux partir avec vous.
• RENAUD
L’omnibus est complet!
POMMIER
N’importe! jfivous'sui vrai. ' *
RENAUD
Impossible! car perse ne ne saura sous quel ciel d’azur, sous quel climat fortuné votre . i lie et moi irons cacher notre bonheur.
POMMIER , s’atleadrissaM.
Mais c’est affreux!... On ne prive pas un père des petits bér cots de sa fille !
RENAUD
Vous avez bien voulu priver un mari des petits bécots de sa femme !
POMMIER y au désespoir.
Quoi! je serais condamné à vivre seul !
• RENAUD
Comme l’orang-outang sur sa branche... l’hippopotame dans son bassin, ou le héron au bord des étangs, une patte en l’air. *
POMMIER; passant entre sa fille et son gendre.
Une patte en l’air!... (n le.e le pied.) Mais, toi, ma fille, moi sang, ma chair, tu ne consentiras pas. . . *
ZOÉ
Je dois suivre mon mari, mon père!
• POMMIER
Emmène-moi... je te donne toute ma fortune !... ’
RENAUD
Votre fortune... je n’en veux plus! :
POMMIER, à Renaud. *
Je te rendrai la vie douce comme du miel !...
* Renaud, Pommier, Zeé.