L. Lapbrrxbrb-Lbvbsque
A Monsieur lb général Colbbrt, commandant
LA GAVALBRIB DU &^ GORPS D^âRMÉB.
Mon Général,
J'ai rhonneur de vous envoyer le nommé Andres Martines, artilleur volant de Tannée ennemie, arrêté ce soir en avant de la grand'garde. Il était monté, armé d'un sabre, d'une carabine et muni d'une ceinture de cartouches. Il chassait devant lui des ânes chargés de blé.
Peu après, la même grand'garde a porté une petite patrouille en avant ; elle a trouvé sur le côté du chemin le schako dudit Martines, dans lequel se trouvaient trois papiers renfermés dans un portefeuille.
Le premier, daté de Salamanque le 14 décembre, donné à lui par le sieur Martin Antonio de Iscar, commandant, et chargé de conduire un convoi de troupes, pour être incorporées dans l'armée de M. La Romana, lequel certificat permet au porteur de se rendre à Pozaldes, compris dans les cantonnements de Tarmée. Ce certificat est visé à El- Pedroso le 15 décembre.
Le deuxième est donné par le curé titré de Torecilla del Valle, daté de Pozaldes le 19 décembre. Ce papier est donné par le curé se disant commissionné, pour dispenser les déserteurs et suspects, par S. E. le capitaine général de la Grande-Bretagne, don Charles -Edouard, brigadier général commandant la cavalerie, pour aller à la ville de Tozo, avec une lettre pour ledit capitaine général.
Le troisième est Je reçu donné par Talcade de Tozo, et sous la date de ce jour, de la lettre dont il est fait mention plus haut.
Pozaldes se trouve en arrière et à moins d'une lieue de l'endroit que vous occupez. Je pense, mon général, que vous jugerez à propos de faire arrêter le curé.
Ledit Martines arrêté dit qu'à Tozb il n'y a aucune
troupe ennemie; mais, en le qoesUonnant, vous remarquerez qu'il se contredit à cbaqiie parc^e.
On dit aussi, arec une espèce de certitude, que les Anglais ont marché vers Médina de Rio Seco.
La découverte est partie pour Tordesillas. Je m'empresserai de TOUS adresser le rapport qui me sera &it.
Je dois TOUS observer, mon général, que la ville de Laseca est très étendue, de m^ière que pour s'y garder tant bien que mal et fiôie les patrouilles . au d^ors, il en résulte un service h occuper j^'çsque tout le monde. Je vous prie de vouloir bien nous «nvojer deux-compagnies d'infanterie, dont le service sera 'purement intérieur (1).
J'ai l'honpeur devons saluer avec res^ct.
Le Colonel,
LjLPB&miàRB-LBYBSQUS.
A IIONSIBUR LB GOLONlBL LAPBRmià&B-I^VBSQUB.
Tordesillas, à S heures 1/4.
Probablement vous n'avez pas reçu Tordre que je vous ai envoyé de Rueda; au reçu de la présente, vous vous mettrez en route pour venir à Tordesillas. Je vous ai déjà envoyé un ordre ; comme vous tardez beaucoup, je crains qu'il ne vous soit pas parvenu. En passant ici, vous recevrez de nouveaux ordres.