‹ Le général Boulanger et la conspiration monarchiqueChapitre 18 sur 24 · POT · texte numérisé non relu

POT

ÉTAT NOMINATIF

Obsebvations

Colombei, i.TUB ituTrùsoT, Marseille (Postes), révoqué Ï8juinl889, femme et Irois enfanta.

Âuretli, 7, rue du Camp, Pont-à- MoussoQ (Police), révoqué 1" mars 1889.

Ândrèt (Alfred), 23, me Daguerre, Paris (finances), révoqué pour avoir portrait du Général. Demande cautioonement pour entrer aui omnibus.

Unefoitdonni.

Maaperl. 80, rue Charte s-Laf fi lie, Neuilly-a. -Seine (Ecoles de Paris), révoqué IBf mars. Altitude poliUque, deuienfanla, secours.

GD

Bourgoin. 17, rue de Bondy. (Lits emploi.

Lui écrire.

(finances), révoqué, le S7 juillet, opinions boulangistea.

Lebeau {sans adresse), Préfecture de la Seine. Mis à la retraite pour propos boulangistes.

GO

Enguerrand de Marigny, li, me de l'Ouest, Neuilly (Secrétaire decommissariat de police), révoqué pour opinions boulangistes.

ISO

5("/(ffier,35, me Royale,

Dunkerque. Police, — Carton, t, rue de Se- lïOfr.par

chelles, Dunkorqoe. moisàcha-

Recommandés par Lalou.

•Vrignaud, 39,< me du cun Collège, Dunkerque.

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ÉTAT NOMINATIF

Mathieu, 86, faubourg du Temple, Paris. Direction artillerie à Vincennes (puis,10,passage de TEpargne).

Brèbant, iZ, passage Dauphine, Paris.

Inspecteur de la sûreté. Révoqué pour lettre de félicitations au général.

Gadet (Félix). Chambon- sur-Vouèze (Creuse). Garde-champêtre. Révoqué pour avoir placardé affiches révisionnistes.

Petit, 13, rue Guittet, Angers. Secrétaire de commissaire de police, 2e arrondissement. Lettres de félicitations au général.

Mercadier, 49, boulevard de Clichy, Paris (Facteur des postes). Propagande.

Mercier (Emile), chez Raoul Joubert, avocat, 97, rue Denfert-Rochereau, Paris. Garde à l'asile d'aliénés de Villejuif, avait dans sa chambre des portraits du général.

Quercy, curé à Martignac, par Puyl'Evôque (Lot). Lettres au général, a laissé mettre sur son clocher un drapeau après le 27 janvier.

Tréhin (Pierre), 95, boulevard Boirin, .

Angers. Garde- frein chemin de fer de l'état. Révoqué, a écrit deux fois au général.

Boudet, 66, rue des Dames, Paris, Compagnie du gaz (ordre du général. Envoyé par M. Naquet).

SOMHKS 1U.00BB8

Observations

ÉTAT NOMINATIF

SOHMBS ALLOUEES

Observations

Derrien. Route de Versailles, Billan-

court.

Coulom, 24, avenue de la Motte -Pi-

quet.

Terrey (Etienne), Bonneuil-sur-Marne par Gharenton.

Oustrières (Elie), 11, rue Maubuée^ Paris.

Guiraud (l'abbé), 2, rue des Fours- à- Ghaux, Nîmes.

Salières à Lorges (Var).

Quelques mots d'explications sur cette fameuse question des révoqués dont les résultats n'ont pas répondu à ce qu'on en attendait.

Ce fut vers la fin de la période de luttes, que V Intransigeant publia un entrefilet prévenant tous les fonctionnaires ou employés révoqués pour « cause de boulangisme » qu'ils n'avaient qu'à se faire inscrire aux journaux du parti ou au secrétariat du général, à Londres et qu'on leur réglerait leurs appointements, jusqu'aux élections généra-

— Allons, bon ! me dis-je, c'est Mazas.

Constans aurait bien pu me laisser tranquille jusqu'à la fin.

Je descendis dans Tantichambre, où je trouvai deux messieurs dont la mise élégante et du bon faiseur semble être le privilège des fonctionnaires du « Bord de TEau.» C'étaient en efict deux agents qui m'exhibèrent un mandat d'amener contre le sieur X.., mon ancien employé, le faux révoqué ! Je leur répondis que X... m'avait quitté, je leur donnai quelques renseignements sur ce « Révoqué pour Boulangisme. » Mes agents se retirèrent.

Le soir môme, j appris que X.., avait été arrêté à la suite de nombreuses plaintes déposées contre lui pour escroqueries.

Beaucoup d'autres n'étaient guère plus intéressants, mais on avait promis, on dut s'exécuter.

C'est à ce sujet qu'il eût fallut voir les colères de Dillon ! Il fallait la croix et la bannière pour en tirer quelque argent, et nos

îlenaistôle, tantbienque mal, aux cants de ballottage, aux révoqués qui vent frapper à la caisse vide et disparue, iongeais sérieusement à mettre la clef ; laporte quand je reçus la visite de MM. uet et Laguerre.

3S deux messieurs étaient chargés des" lions de ballottage à Paris et c'est à eux furent remis les fonds nécessaires : le éral et Djllon n'existaient plus.

s me prièrent, dans l'intérêt du parti )ar dévouement, de vouloir bien coner à recevoir rue Galilée et à faire 'ibuer la propagande. Je leur réponque par dévouement, j'acceptais, mais je ne pouvais sans argent, ayant des iloyés et des frais divers à payer juslu 6 octobre, et que du reste j'avais déjà icé de ma poche et ne voulais pas con- .er.

e à quoi Naquet me répondit qu'il me eitvâii mille fyancs le lendemain; c'était

LE GÉNÉRAL BOULANBER

< Paris, le 2 octobre 1889.

t 44, rue de Moscou.

CHER MONSIEUR VeRLY,

lis pas chez moi quand on a aplettre.

'avonspas d'argent disponible en , les sommes que nous avons ont ;ion spéciale, fixée d'avance.

les élections, quand tout sera reste un reliquat, ce dont je suis r, je vous promets que M. Lai remettra mille francs. Vous salière personne qui tçucherez sur

s serre la main.

« A. Naqdet. »

ion jusqu'au 6 octobre. Le diitin, je congédiai tout le personl'hôtel, réglai tout, et le soir m'en

ET LA CONSPIRAT]

fus dîner et attendre nières nouvelles de lai chai le surlendemain Presse, dea mains de I francs en question qui avances moins une cil et je quittai Paris hev la campagne jouir d' des saletés de la politi( fins qu'il m'avait fallu longs mois, et profon quej'avais vu.

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