‹ Le général Choderlos de Laclos, auteur des Liaisons dangereuses, 1741-1803. D'après des documents inédits. Ouvrage orné d'un portChapitre 110 sur 165 · GoiiHiiissaires de la Commune à la Coinaïune, 9 sept · texte numérisé non relu

GoiiHiiissaires de la Commune à la Coinaïune, 9 sept

3. Billaud-V^arennes à Danton. Rév. de Paris XIII. p. 452-453.

» la chose publique s'il n'était bien surveillé. >> C'est à Paris seulement qu'on pourra s'inspirer utilement de « son tact » et de « sa vieille routine », dans le cas où les armées seraient forcées de rétrograder 1. Mais déjà Laclos avait arraché les rênes à cette main peu sûre. Luckner n'envoyait plus aucune lettre qui ne fut contresignée par lui. « Laclos fut, dit M. Chuquet, le chef réel des » troupes réunies à Châlons \ »

Ces troupes ressemblaient assez aux bandes du Palais-Royal, qu'il lançait en octobre sur la route de Versailles, ou qui envahissaient en juillet la salle des Jacobins. Labourdonnaye désespérait d'en venir à bout et perdait la tète au milieu des mutins. On lui parlait de son armée et il n'avait {)as d'armée. 11 désignait Santerre comme son seul successeur possible. « C'est le mal courant, observait tranquil- )) lement Laclos ; il faut le }>rendre en patience et » toujours allei' pour atteindre le but. » 11 s'efforce de « remuer une municipalité inactive qui exhale en » paroles le peu de chaleur qu'elle a », écarte les inutiles, les importuns et monte ses bureaux. «J'espère » mettre de l'ordre partout, déclare-t-il, excepté » dans ma correspondance '■'•. » Il n'écrit, en effet qu'« en courant », à 10 heures du soir, le courrier partant à 11, pour ne pas perdre un moment. « Le » temps est de toutes nos provisions de guerre la » plus précieuse et la pins rare. » Tout d'abord il établit l'état de situation des troupes, celui des armes et des munitions, le tableau des lieux de destination et d'origine. « Quand nous sommes arrivés

1. Coniinis. de l'Assemblée au Comité de corresp., !> et 13 sept.

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