PRÉFACE VII
des maréchaux Saint- Arnaud, Canrobert et Pélissier. 11 fut ensuite, comme adjoint au maréchal Vaillant, le véritable major général de Tarmée d'Italie.
Parvenu la même année au commandement en chef, il aurait obtenu la dignité de maréchal de France si une maladie grave ne Tavait enlevé au service actif en arrêtant prématurément sa carrière.
Il se révéla à ses subordonnés par des qualités de foi, d'énergie, de courage et d'honneur qui en firent un chef éminent. D'un esprit, d'une intelligence et d'un cœur qui relevaient, comme l'a écrit son fils aîné, au-dessus des vulgarités du siècle, il a été un modèle pour tous ceux qui ont servi sous ses ordres.
Nul mieux que lui n'a exercé avec plus de dévouement et de compétence les difficiles fonctions de chef d'état-major général d'une armée en campagne qui embrassent à la fois tous les détails du service courant, des marches, des cantonnements et des opérations. Nul n'a rempli avec plus de perfection les devoirs multiples et compliqués qui lui ont incombé à cet égard pendant les guerres du second Empire, tâche accablante qui aurait fait reculer plus d'un général et qu'il a accomplie à l'entière satisfaction de ses chefs.
Si la France a pu se glorifier d'avoir produit nombre d'illustres généraux, elle compterait sans