‹ Le général de La Horie, 1766-1812Chapitre 2 sur 10 · RUE DES SAINTS-PÈKES · texte numérisé non relu

RUE DES SAINTS-PÈKES

Il a été tiré, de cet ouvrage,

Dix exemplaires sur papier de Hollande,

au pri^'deiO francs

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S janvier 1766 — 29 octobre 1812

Victor-Claude-Alexandre Panneau de La Horie naquit à Javron, dans la Mayenne, le 5 janvier 1766. Sa famille était de bonne noblesse : on la trouve citée en compagnie de plusieurs autres, les de Brissac, les de Coëtlogon, les de Longuemare, etc., dès 1485, dans une ordonnance du roi Charles VIIL Son père avait épousé une demoiselle Le Meunier et eut seize enfants. Quinze vécurent, et plusieurs firent bonne figure dans le monde. Victor était le huitième.

Sur sa jeunesse, sur les débuts de sa carrière militaire elle-même, les renseignements circonstanciés font défaut. Une partie

des pièces relatives à son procès furent rendues en 1814 à son frère atné, alors chef d'escadron de hussards ; mais un grand nombre avaient été détruites, et notamment toutes celles relatives aux premières années de sa vie. Les documents que nous avons pu recueillir soit dans des papiers de famille soigneusement conservés, soit aux Archives nationales, soit au Ministère de la Guerre, sont brefs.

Ce que Ton sait, c'est que les grandes et généreuses idées du début de la Révolution ne trouvèrent pas de La Horie indifférente Il fut un des plus sincères partisans des « grands principes de 1789 ».

C'était, au dire de tous ceux qui l'approchèrent, un homme à l'esprit droit et élevé, fort instruit, d'une grande affabilité, très juste et très équitable, son caractère était noble et son commerce agréable : très exigeant pour lui-même, il excusait facilement les défail-

lances des autres eu ce qu'elles ne touchaient que sa personne ou ses intérêts propres. Il ne les admettait pas lorsqu'il s*agissait de la discipline, ou du bien de TEtat.

Il se montre tel d'ailleurs dans sa correspondance, et les amitiés fidèles dont il fut entouré dans sa disgrâce, jusqu'au jour de sa mort, indiquent combien il méritait d*ètre aimé.

Au physique, il était de taille moyenne mais bien prise ; il avait les cheveux et les favoris châtain-foncé ; sa physionomie était ouverte, franche et agréable, bien qu'il fût marqué de la petite vérole ; bon cavalier, il était adroit, brave et rompu à tous les exercices du corps.

Lorsque la France fit appel au dévouement de ses enfants pour repousser Tétranger, de La Horie s'engagea. Il partit le 5 mars 1793.

C'était l'époque où les hommes énergiques

faisaient vite leur chemin. De La Horie resta peu de temps simple volontaire ; dès le premier juillet de la même année, il était nommé sous-lieutenant au 2® bataillon du 37® régiment d'infanterie, et le 6 septembre il était adjoint provisoire aux adjudants généraux.

Il n'entre pas dans le cadre restreint de cette étude de relater l'histoire glorieuse des guerres de la République auxquelles de La Horie fut mêlé ; nous ne nous occuperons que de ce qui lui fut personnel, et nous nous bornerons à citer les pièces ou documents officiels le concernant. Nous pourrons ainsi suivre sa carrière militaire et nous rendre compte des qualités déployées par lui.

Chacun des documents cités a été textuellement copié sur les pièces originales.

Le premier en date émane de TEtat-major de l'armée du Rhin (1).

(1) Archives du ministère de la guerre.

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