AÏEUL MATERNEL DE LA FAYETTE
La Rivière (Charles-Yves-Thibault, comte de), lieutenant au régiment du roi le 5 mars 1715, 2e cornette à la 2e compagnie des mousquetaires, avec rang de mestre de camp, le 23 juillet 1718, Ier cornette le 15 novembre 1718, enseigne le 4 février 1724, gouverneur de Saint-Brieuc le 4 janvier 1729, brigadier de cavalerie le Ier août 1734, 2" sous-lieutenant à la 2e compagnie des mousquetaires le 12 novembre 1734, maréchal de camp le ior janvier 1740, employé à l’armée du Rhin le Ier mai 1743, commandeur de l’ordre de Saint-Louis le 19 octobre 1743, employé à l’armée de Flandre le Ier mai 1744 et à l’armée du Bas-Rhin le Ier avril 1745, lieutenant général le Ier mai 1745 et employé dans l’armée du prince de Conti, commande surla frontière de Champagne le Ier novembre 1746, employé à l’armée des Pays-Bas le Ier mai 1748, gouverneur de Rocroi le 13 avril 1753, Ier sous-lieutenant dans la 2e compagnie des mousquetaires le 1 3 juin 1733, capitaine-lieutenant de ladite compagnie le ior avril 1734, grand’eroix de Saint- Louis surnuméraire le 23 mai 1753 et titulaire le 7 mai 1756, retraité le 12 avril 1766, mort au palais du Luxembourg, à Paris, en avril 1781.
Etals de service du colonel marquis de La Fayette.
La Fayette (Gilbert-Michel-Louis-Christophe-Roch, marquis de), né en 1734, mousquetaire de la 2e compagnie en
janvier 1742, capitaine au régiment de La Rochefoucauld (cavalerie) le ior mars 1748, réformé le 11 octobre 1748. chevalier de Saint-Louis le 23 juillet 1756, colonel aux grenadiers de France (1) le 28 novembre 1757, tué d’un boulet de canon à la bataille de Minden le Ier août 1759.
6 octobre 1759. — La comtesse de La Fayette demande une pension pour son petit-fils.
Sire,
La comtesse de La Fayette, qui vient de perdre, à l’affaire de Minden, le dernier fils qui lui restât, après la perte qu’elle avait faite de son aîné tué à la dernière campagne d’Italie, a l’honneur de représenter à Votre Majesté la triste situation dans laquelle elle se trouve.
Le marquis de La Fayette, tué à Minden, avait épousé Mllc de La Rivière, dont la fortune n’était pas considérable. Elle apporta en mariage une somme d’argent qui a suffi à peine à fournir aux dépenses nécessaires qu’il a été obligé de faire pour les quatre dernières campagnes ; il est mort sans avoir fait de testament, ce qui donne des reprises considérables à sa veuve, qui absorberont presque toute la succession et ne laisseront pas de quoi élever un fils âgé d’environ dixhuit mois.
La comtesse de La Fayette ose réclamer les bontés de Votre Majesté et la supplier de vouloir bien accorder une pension sur la tête de cet enfant, qui puisse fournir à son éducation et le mettre en état de servir Votre Majesté.
L’évêque d’Autun, premier aumônier de Votre Majesté, oncle à la mode de Bretagne et, comme plus proche parent, tuteur de cet enfant, certifiera à Votre Majesté la vérité du contenu dans ce mémoire, ainsi que le marquis de La Rivière, beau-père du marquis de La Fayette, et toute cette famille ne
(1) Ce corps, créé le 10 février 1749, fut licencié le 4 août 1771. Il était commandé par un lieutenant général, qui avait sous ses ordres quatre maréchaux de camp commandant chacun une brigade de douze compagnies. Il y avait un colonel par deux compagnies.
PIÈCES JUSTIFICATIVES